In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 4 janvier 2015

A. L. - Bougival, lumière d'hiver (1893)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres d'Albert Lebourg (1849-1928), figure discrète mais marquante de l’impressionnisme français, peintre de l'hiver et des bords de Seine.
Né à Montfort-sur-Risle, en Normandie, il étudie à l'École des beaux-arts de Rouen et poursuit sa formation à Paris. Après un séjour prolongé à Alger, où il enseigne à l'École des beaux-arts et découvre les lumières intenses du paysage méditerranéen, il rentre à Paris et s'y s'installe.

A.L - Notre-Dame
Membre du mouvement impressionniste, il participe à deux de leurs expositions collectives en 1879 et 1880. Mais sa peinture est plus retenue, avec un goût particulier pour les harmonies subtiles et les atmosphères feutrées : brumes d’hiver, ciels d’orage, miroitements de l’eau...
« Ce n’est pas l’objet que je peins, c’est l’air qui l’enveloppe ».
Ses paysages de Seine, de la région parisienne et de sa Normandie natale, traduisent un sens aigu de la lumière et des variations du temps. Albert Lebourg nous donne du monde des visions apaisées qui donnent envie de s’arrêter, juste pour regarder passer le temps. « Je poursuis la lumière, mais sans l’éclat tapageur : je veux la lumière tranquille. »

VE4

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samedi 3 janvier 2015

Brian Day
Une image et des mots. La photo est de l'américain Brian Day. Les mots sont extrait du livre Les marcheurs (1998), de Franz Bartelt :

"Je suis d'un pays construit par le silence.
Et qui assemble, vallée contre vallée, d'autres pays vieux et lointains.
Ma jeunesse s'est brûlée dans la plaine. Je n'ai que des souvenirs de plein été. Je m'en irais bien, certains jours, vers ce temps sans noblesse, qui va. Je m'en irais bien, certains jours, au-devant des fatigues de la liberté, vers ces matins de brumes harnachées de soleils, vers ces rivages verts que le vent pousse dans la mer, vers ces villes de brique rousse et de froid, posées sur des paysages plus lumineux que le ciel.
Certains jours, je m'en irais bien pour m'en aller
."
RC2
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dimanche 28 décembre 2014

Thomas Nast - Santa Claus
Le vide-grenier du dimanche. Deux dessins de Thomas Nast (1840–1902), figure fondatrice de la caricature politique américaine. Né en Allemagne et arrivé très jeune aux États-Unis, Nast développe très tôt un trait incisif, dirigé contre les abus de pouvoir, la corruption et les hypocrisies de son époque. Publiés dans Harper’s Weekly, ses dessins ont parfois eu plus d’effet que les éditoriaux les plus virulents : on lui attribue notamment un rôle décisif dans la chute de “Boss” Tweed et de la machine politique de Tammany Hall ; Tweed lui-même aurait demandé qu’on le protège non pas de la presse, mais “de ces maudits dessins que les électeurs comprennent”.

Th. Nast - May the best man win (1864)
Caricaturiste redoutable, mais aussi inventeur d’icônes durables, Nast a donné à l’éléphant républicain sa silhouette définitive, fixé l’âne démocrate dans l’imaginaire politique, popularisé le Père Noël rond et jovial que nous connaissons, et ancré l’Oncle Sam dans ses traits emblématiques. Une œuvre où la satire devient un langage politique à part entière : clair, mordant, et parfois plus puissant qu’un discours.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...