In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 20 avril 2013

Gérard David - La Vierge parmi les vierges (1509)
Une image et des mots. Un tableau de la Vierge parmi les saintes martyres, par le peintre flamand Gérard David (1460-1523).

Comment peut-on parler de beauté au milieu d'une humanité qui se dévore elle-même ? Mais la beauté, c'est d'abord la lutte contre la vilenie (...) et je savais que depuis un Michel-Ange, jusqu'à un Tolstoï et un Ibsen, les grands arts et les grands artistes se sont dressés contre toutes les tyrannies qui brûlent bibliothèques et cathédrales, brisent les statues à coup de marteau, censurent la pensée et se fortifient à l'aide des minorités ignorantes et satisfaites dont l'idéal est le matérialisme.
Panaït Istrati, Les arts et l’humanité d’aujourd’hui (1931)
HP4

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dimanche 14 avril 2013

J. Dieuzaide - Berger, Bigorre (1953)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe Jean Dieuzaide (1921-2003). Né à Toulouse, il se forme au dessin et à la photographie avant la Seconde Guerre mondiale, et poursuit après la guerre une carrière qui le conduit à explorer très tôt les différents genres photographiques : portrait, reportage, mais aussi architecture et paysage. Il devient l’un des grands noms de la photographie humaniste française et contribue à faire connaître le Sud-Ouest à travers ses images, tout en s’impliquant dans l’organisation de la photographie en France.

J.D. - Matin, pl. du Capitole, Toulouse
(1961)
Dieuzaide est attentif à la lumière et à la composition, qu’il s’agisse de scènes urbaines ou de paysages ruraux. Après tout, c'est bien ça le sens du mot "photographie : l'écriture de la lumière. Il sait capter un geste, une posture, un détail de quotidien... Ses images sont construites avec soin, mais toujours en apparence naturelles, comme si le temps de la photographie et celui du regard se superposaient. L'œuvre de Jean Dieuzaide reste aujourd’hui une référence solide de la photographie française du XXᵉ siècle, à la fois diverse et cohérente.
BH2

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dimanche 7 avril 2013

Maruyama Ōkyo - Papillons (1788)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du  japonais Maruyama Ōkyo (1733-1795), figure majeure de la période Edo et déjà présenté ici en février 2009. 

Maruyama Ōkyo
Encre et peinture (1771)
Maître attentif aux leçons de la nature, il introduit dans la peinture nippone des innovations techniques qui marquent durablement son époque : l’usage subtil des ombres pour suggérer la profondeur, et celui de la couleur pour renforcer le réalisme des sujets.Derrière cette maîtrise, une conviction simple : Painting is the mirror of the heart. Chez Ōkyo, chaque feuille, chaque vol de papillon ou d’oiseau, chaque reflet d’eau semble filtré par ce regard direct, sans emphase, où la précision devient une forme de poésie.

BC1

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