| CP3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 16 septembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
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| David Inshaw - She did not turn (1974) |
Deux ans après la découverte par le public de The badminton game, le tableau qui l'a rendu célèbre, il crée en 1975 le groupe The Brotherhood of Ruralists (d'abord nommé Broadheath Brotherhood) avec cinq autres artistes qui prônaient une esthétique poétique, symbolique, souvent inspirée par la campagne anglaise, en réaction à l’art conceptuel dominant.
Parmi eux, Peter Blake et Jann Haworth, les créateurs de la pochette de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band.
David Inshaw peint des scènes énigmatiques, suspendues dans le temps, où les figures humaines se fondent dans une nature imprégnée de mystère, comme dans le tableau ci-dessus. On peut par moments y percevoir l’héritage de William Blake ou de Samuel Palmer, que je présenterai sans doute. Ses tableaux parlent de mémoire, de solitude, de l’étrangeté du quotidien, tout en magnifiant une Angleterre rurale à la fois réelle et imaginaire.
I am not interested in making photographic representations of the world around me, but in creating a pictorial language that can express my thoughts and feelings in a poetic and symbolic way. It is a way of creating meaning and beauty in a world that can sometimes seems empty and meaningless.
Pour découvrir son travail, c'est ICI.
dimanche 2 septembre 2012
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| Brian Day - Tarp (2012) |
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| B.D. - It's all mathematics (2009) |
Ce champ de la photographie documentaire, Brian Day le dépasse souvent, avec ses deux très belles séries sur sa ville natale, "Planet Detroit"- d'où le second cliché est issu -, et "Detroit from above".
Il y a bien de belles photographies de rue, des portraits sensibles d'une ville que l'on dit sinistrée, mais on y trouve aussi certains clichés qui s'inscrivent dans une démarche plus conceptuelle, jusqu'aux métaphores vertigineuses - au sens littéral - de compositions presque abstraites nées d'une géographie urbaine vue du ciel. Photographe autodidacte devenu influent tout en restant modeste, Brian Day incarne une esthétique qui transcende le local et le banal, en révélant une profondeur sensible dans ce que beaucoup pourraient juger ordinaire. Ses images, tantôt abstraites, tantôt narratives, traduisent en fait un même souci : une vision poétique, discrète et critique de la ville qu’il aime.
Il y a bien de belles photographies de rue, des portraits sensibles d'une ville que l'on dit sinistrée, mais on y trouve aussi certains clichés qui s'inscrivent dans une démarche plus conceptuelle, jusqu'aux métaphores vertigineuses - au sens littéral - de compositions presque abstraites nées d'une géographie urbaine vue du ciel. Photographe autodidacte devenu influent tout en restant modeste, Brian Day incarne une esthétique qui transcende le local et le banal, en révélant une profondeur sensible dans ce que beaucoup pourraient juger ordinaire. Ses images, tantôt abstraites, tantôt narratives, traduisent en fait un même souci : une vision poétique, discrète et critique de la ville qu’il aime.
samedi 1 septembre 2012
Une image et des mots.
Nosotros sostenemos
Que el poeta no es un alquimista
El poeta es un hombre como todos
Un albañil que construye su muro:
Un constructor de puertas y ventanas.
Nosotros conversamos
En el lenguaje de todos los días
No creemos en signos cabalísticos.
Nosotros repudiamos
La poesía de gafas obscuras
La poesía de capa y espada
La poesía de sombrero alón.
Propiciamos en cambio
La poesía a ojo desnudo
La poesía a pecho descubierto
La poesía a cabeza desnuda.
No creemos en ninfas ni tritones.
La poesía tiene que ser esto:
Una muchacha rodeada de espigas
O no ser absolutamente nada.
***
Nous autres soutenons
Que le poète n'est pas un alchimiste
Le poète est un homme comme les autres
Un maçon qui construit son mur
Un fabricant de portes et de fenêtres.
Nous autres parlons
La langue de tous les jours
Nous ne croyons pas aux signes cabalistiques.
Nous autres rejetons
La poésie à lunettes noires
La poésie de cape et d'épée
La poésie à chapeau mou.
Par contre a notre faveur
La poésie à l'oeil nu
La poésie torse nu
La poésie tête nue.
Nous ne croyons ni aux nymphes ni aux tritons :
La poésie ça doit être ceci :
Une fille entourée d'épis
Ou bien n'être absolument rien.
Dans la prairie j'ai rencontré la Dame,
La toute belle enfant des fées,
Les cheveux longs, le pied léger,
Et ses yeux étaient sauvages, nous dit John Keats dans La Belle Dame sans Merci.
Mais cette jolie jeune fille, que nous présente Bouguereau avec son "Repos pendant la moisson" (1865), pourrait-elle être aussi le beau visage de la poésie tête nue, cette fille entourée d'épis dont parle, dans son Manifiesto, l'anti-poète chilien Nicanor Parra ?
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| W. Bouguereau - Repos pendant la moisson (1865) |
Que el poeta no es un alquimista
El poeta es un hombre como todos
Un albañil que construye su muro:
Un constructor de puertas y ventanas.
Nosotros conversamos
En el lenguaje de todos los días
No creemos en signos cabalísticos.
Nosotros repudiamos
La poesía de gafas obscuras
La poesía de capa y espada
La poesía de sombrero alón.
Propiciamos en cambio
La poesía a ojo desnudo
La poesía a pecho descubierto
La poesía a cabeza desnuda.
No creemos en ninfas ni tritones.
La poesía tiene que ser esto:
Una muchacha rodeada de espigas
O no ser absolutamente nada.
***
Nous autres soutenons
Que le poète n'est pas un alchimiste
Le poète est un homme comme les autres
Un maçon qui construit son mur
Un fabricant de portes et de fenêtres.
Nous autres parlons
La langue de tous les jours
Nous ne croyons pas aux signes cabalistiques.
Nous autres rejetons
La poésie à lunettes noires
La poésie de cape et d'épée
La poésie à chapeau mou.
Par contre a notre faveur
La poésie à l'oeil nu
La poésie torse nu
La poésie tête nue.
Nous ne croyons ni aux nymphes ni aux tritons :
La poésie ça doit être ceci :
Une fille entourée d'épis
Ou bien n'être absolument rien.
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