In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 20 mai 2012

Andrew Wyeth - Christina's world (1948)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'américain Andrew Wyeth (1917-2009), déjà présenté en janvier 2009 à l'occasion de sa disparition, puis de nouveau en juillet 2010.
Peintre américain majeur du réalisme du XXe siècle, il est connu pour ses scènes intimistes, profondément ancrées dans les paysages ruraux du Maine et de sa Pennsylvanie natale.

A.W. - Wind from the sea (1947)



Christina’s World, tempera à l’atmosphère étrange, est sans doute son œuvre la plus célèbre. Wyeth y représente Christina Olson, une jeune femme handicapée qu'il avait déjà peinte l'année précédente. On perçoit l'effort de la jeune femme sur ses bras malades, la tension du corps vers sa maison, dans le lointain. Christina Olson n'a jamais voulu de chaise roulante; elle se déplaçait toujours ainsi, à la maison ou dans les champs, par reptation.
Cette fenêtre est au 2ème étage de la maison des Olson, et ce champ qui s'étend dans le lointain, c'est celui où Christina sera peinte un an plus tard, cueillant des fleurs. Mais ce jour-là elle n'y était pas ; Wyeth peignait le vent.
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samedi 19 mai 2012

Porta Furba, Via Tuscolana (n.d)

Une image et des mots. J'ignore à quelle date et par qui a été prise cette belle photographie de la via Tuscolana, une route médiévale qui joint Rome à la ville pré-romaine de Tusculum
C'est sur cette route que se trouvent les studios de Cinecitta..., et de fil en aiguille je pense à ce poème du réalisateur italien Pasolini. Il est extrait de Poèmes en forme de rose, publié en 1964.

Je suis une force du passé, 
Tout mon amour va à la tradition

Je viens de ruines, des églises
des retables d'autels, des villages
oubliés des Appenins et des Préalpes
où mes frères ont vécu.
J'erre sur la Tuscolana comme un fou,
sur l'Appia comme un chien sans maître.
Ou je regarde les crépuscules, les matins
sur Rome, sur la Ciociara, sur le monde,
comme les premiers actes de la Posthistoire,
auxquels j'assiste par privilège d'état civil,
du bord extrême de quelque époque ensevelie.
Il est monstrueux, celui qui est né
des entrailles d'une femme morte.
Et moi je rôde, foetus adulte,
plus moderne que n'importe quel moderne
pour chercher des frères qui ne sont plus.

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dimanche 13 mai 2012

N. D. - Arc-en-ciel (1892)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre paysagiste russe Nikolay Dubovskoy (1859-1918), associé au groupe des Ambulants, les Peredvizhniki, collectif fondé en 1863 par quatorze étudiants en rupture avec l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.
Dubovskoy entame pourtant sa formation dans cette Académie, sous l’égide du paysagiste Mikhail Clodt, avant de s’en détacher progressivement.
Il se rapproche ensuite d’Ilya Repin et de son cercle artistique.
N. D. - Sur la Volga (1892)

À partir de 1888, il voyage régulièrement : d’abord avec son ami Nikolai Yaroshenko, avec qui il longe à cheval les côtes de la mer Noire – c’est à cette époque qu’il peint Le calme avant la tempête (1890), acquis par le tsar Alexandre III pour le Palais d’Hiver – puis autour de la mer d’Azov, en Turquie, en Italie et en France, où il découvre l’influence impressionniste.
Par sa manière de saisir les variations atmosphériques et les subtilités de la lumière, Dubovskoy contribue, aux côtés d’Izaak Levitan, à ce que les Anglo-Saxons ont appelé le mood landscape : un paysage d’humeur, dominé par la lumière et les ciels changeants.
LC1

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