| RW1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 25 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
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| M.Utrillo - Passage Cottin, Montmartre (1922) |
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre montmartrois Maurice Utrillo (1883-1955), fils de la belle et sulfureuse Suzanne Valadon, et l’un des peintres les plus singuliers de l'école de Paris.
Sa vie chaotique, marquée notamment par l’alcoolisme, trouve dans la peinture un refuge et un équilibre fragile.
Sa fameuse "période blanche", autour de 1910–1914, donne à voir une ville presque minérale, recouverte d’un blanc de chaux parfois mêlé à du plâtre, une technique qui accentue la sensation d’usure et de silence. Il peint Montmartre comme un quartier à la fois familier et irréel, sans anecdote ni agitation.
Plus tard, sa palette s’enrichit de couleurs sourdes – verts assourdis, gris, rouges fanés – sans que sa manière change profondément : une même économie de moyens, une même mélancolie retenue traversent l’ensemble de son œuvre, comme dans les deux tableaux présentés ici.
Bohème et buveur, il solde ses ardoises avec ses toiles inspirées de la Butte.
« Et alors ! ironise René Fallet. Tous les grands peintres, ça picolait. Tous des poivres. Van Gogh, Utrillo… La peinture à l’eau, c’était pas leur fort. »
samedi 17 octobre 2009
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| (A/U) |
Les mots sont un extrait de l'introduction au Guide de l’exposition universelle de 1869, rédigée par Victor Hugo depuis son exil à Guernesey.
"Au vingtième siècle, il y aura une nation extraordinaire. Cette nation sera grande, ce qui ne l’empêchera pas d’être libre.
Elle sera illustre, riche, pensante, pacifique, cordiale au reste de l’humanité. Elle aura la gravité douce d’une aînée. [.....] Elle considérera le gaspillage du sang humain comme inutile.
Elle aura la suprême justice de la bonté. Elle sera pudique et indignée devant les barbaries. [.....]
Le continent fraternel, tel est l’avenir. Qu’on en prenne son parti, cet immense bonheur est inévitable."
"Au vingtième siècle, il y aura une nation extraordinaire. Cette nation sera grande, ce qui ne l’empêchera pas d’être libre.
Elle sera illustre, riche, pensante, pacifique, cordiale au reste de l’humanité. Elle aura la gravité douce d’une aînée. [.....] Elle considérera le gaspillage du sang humain comme inutile.
Elle aura la suprême justice de la bonté. Elle sera pudique et indignée devant les barbaries. [.....]
Le continent fraternel, tel est l’avenir. Qu’on en prenne son parti, cet immense bonheur est inévitable."
dimanche 11 octobre 2009
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| A. H. Collings - The studio mirror |
Son style, entre réalisme et idéalisme, doit beaucoup aux préraphaélites autant qu'à la tradition académique anglaise.
Étoffes, carnations, reflets, jeux de lumière : tout y est travaillé avec une minutie remarquable, sans que ses figures perdent pour autant une certaine douceur rêveuse. Parmi les nombreux portraits que j’ai pu voir de lui, le premier de ces tableaux reste mon préféré.
Mais je remarque qu'aucune de ces deux jeunes filles ne tient dans sa main une bougie.
Selon une tradition ancienne, c’est ainsi que les jeunes filles célibataires, au douzième coup de minuit, pouvaient découvrir dans le miroir le visage de leur futur époux.
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