In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 14 juin 2009

Horacio Coppola - Londres (1934)
La veillée du dimanche. Deux clichés du cinéaste et photographe argentin Horacio Coppola (b.1906). 
Très jeune, il photographie Buenos Aires avec un regard déjà moderne ; une série réalisée à l’âge de vingt et un ans illustre la première édition de l’ouvrage que Jorge Luis Borges consacre au poète Evaristo Carriego.

H.C. - Buenos Aires, Corrientes (1936)
À la fin des années 1920, Coppola part étudier en Allemagne au Bauhaus, l’école fondée par Walter Gropius à Weimar, qui allait devenir l’un des grands foyers artistiques du XXᵉ siècle. Il y suit l’enseignement du photographe Walter Peterhans et y rencontre Grete Stern, qui deviendra sa femme. En 1933, il réalise le film Traum (« Rêve »), peu avant de quitter l’Allemagne nazie, hostile au Bauhaus et à ce que le régime qualifiait d’« art dégénéré ».
Après des séjours à Londres puis à Paris, il retourne en Argentine où il réalise la célèbre série Buenos Aires 1936, qui contribue à imposer définitivement son nom dans l’histoire de la photographie latino-américaine.
SB1

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dimanche 7 juin 2009

W. Bouguereau - Le livre d'histoires
(1877)
La veillée du dimanche. Pour le cuir du recueil, la page repoussée par le pouce invisible, la manche de la chemise, et la lumière dans les cheveux... Deux oeuvres de William Bouguereau (1825-1905), figure majeure de la peinture académique, héritière d’un savoir-faire classique hérité de la Renaissance et du Grand Siècle. Adulé en son temps, il fut ensuite relégué au rang des artistes "pompiers" et largement discrédité par la pensée moderniste, au point de sombrer presque dans l'oubli.

W.B. - La soif (1886)
Je l'aime beaucoup. Bien sûr on peut ne pas être sensible à l’idéalisation de ses figures, à ce perfectionnisme un peu lisse, presque trop poli.
Mais au-delà de la virtuosité,  comment rester insensible à la tendresse de certaines scènes, à la douceur de sa lumière ? 
Ses tableaux donnent à voir un monde paisible, ordonné, presque hors du temps, un monde à la frontière entre la grâce et une forme d'irréalité. Et, s'il y a beaucoup de choses chez Dali que j'apprécie peu, il y en a une pour laquelle je lui suis reconnaissant : avoir contribué, en l’opposant à Picasso qu’il n’aimait pas, à la redécouverte d'un peintre longtemps méprisé et de son oeuvre.
CD1

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samedi 6 juin 2009

Sebastiao Salgado - Amazonas (2009)
Une image et des mots. L'image, c'est une photo de la forêt amazonienne par Salgado, la Sierra Maraui au coeur du territoire Yanomami.
Les mots sont de Fénelon, extraits du Livre VII des Aventures de Télémaque, (1699).

 "Quand on leur parle des peuples qui ont l'art de faire des bâtiments superbes, des meubles d'or et d'argent, des étoffes ornées de broderies et de pierres précieuses, des parfums exquis, des mets délicieux, des instruments dont l'harmonie charme, ils répondent en ces termes :
"Ces peuples sont bien malheureux d'avoir employé tant de travail et d'industrie à se corrompre eux-mêmes ! Ce superflu amollit, enivre, tourmente ceux qui le possèdent : il tente ceux qui en sont privés de vouloir l'acquérir par l'injustice et par la violence. Peut-on nommer bien un superflu qui ne sert qu'à rendre les hommes mauvais ?"
DS1

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