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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 15 juin 2008
dimanche 8 juin 2008
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| L. de V. - La belle ferronnière (c.1490) |
D’abord, un portrait longtemps connu sous le titre La Belle Ferronnière, dont l’histoire reste encore en partie discutée, notamment quant à l’identité de la modèle. Longtemps associée à Anne Boleyn, cette hypothèse est aujourd’hui écartée ; on évoque plutôt un lien avec l’entourage de Ludovico Sforza, le grand mécène milanais de Léonard.
En regard, une étude de drapé également conservée au Louvre. Plus discrète en apparence, elle révèle pourtant beaucoup de sa manière de regarder : la précision du trait, l’attention portée aux plis, aux volumes et aux effets de lumière témoignent d’une observation qui dépasse la simple représentation pour chercher à comprendre les formes.
« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres », disait Léonard.
samedi 7 juin 2008
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| Guy Le Querrec - Palais des Congrès (1979) |
Aristote, dans La Métaphysique, aborde la distinction entre l'audible et l'inaudible.
Le son est ce qui tombe sur l'oreille.
Le sonore est donc audible. Ce qui n'a pas cette qualité est inaudible. Mais le son est sensible à l'ouïe, et l'ouïe est la faculté de percevoir le son. Il en est de même pour l'odorat, le goût, le toucher. Le sensible, c'est ce qui peut être perçu par les sens, et le sens est la faculté qui le perçoit.
Ainsi l'audible et l'inaudible sont déterminés par notre faculté à percevoir le son.
Dans cet extrait, Aristote souligne la relation étroite qui existe entre les sens et le monde qui nous entoure, ainsi que l'importance de nos facultés sensorielles dans notre compréhension de la réalité. Ce qui est inaudible ne peut être perçu par notre ouïe, mais cela ne signifie pas que cela n'existe pas. Cette réflexion peut s'étendre à d'autres aspects de la réalité qui échappent à notre perception, et souligne l'importance de reconnaître les limites de notre connaissance.
Maurice Merleau-Ponty, dans sa Phénoménologie de la perception (1945), traite aussi de cette distinction entre l'audible et l'inaudible, et souligne le rôle crucial de la perception subjective dans notre compréhension et notre interprétation du monde.
dimanche 1 juin 2008
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| George Tooker - Jukebox (1953) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain George Tooker (b.1920). Né à Brooklyn, il suit à la Art Students League de New York l'enseignement de Reginald Marsh et Kenneth Hayes Miller, deux figures importantes de la tradition réaliste américaine ; mais Tooker revendique aussi l’influence des maîtres de la Renaissance et de certains courants modernistes.
Dès les années 1940, il s’oriente vers une peinture figurative singulière, intime, à rebours de l’abstraction alors dominante. Il travaille lentement, avec exigence, en utilisant la tempera sur bois, une technique ancienne héritée des primitifs italiens, qui confère à ses tableaux une surface mate, dense, presque minérale, baignée d'une lumière douce.
Ses œuvres mettent souvent en scène des personnages anonymes dans des lieux d’attente ou de passage : couloirs, bureaux, stations de métro, espaces géométriques où l’individu semble parfois perdu. Des tableaux comme The Subway (1950) ou Government Bureau (1956) traduisent le sentiment d’une société froide et impersonnelle ; d’autres, comme The Waiting Room, laissent apparaître une dimension plus intime, faite de fragilité, d’attente et peut-être d’espérance.
Catholique assumé, Tooker laisse affleurer dans son œuvre une forme de spiritualité discrète, comme une compassion retenue... « My art is an attempt to transform a reality that I consider tragic into an image of beauty. »
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