In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 21 janvier 2024

Belá Czene
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre hongrois Belá Czene (1911-1999). Formé de 1930 à 1933 à l'Académie hongroise des Beaux-Arts, il y suit l'enseignement de Gyula Rudnay, fondateur de la colonie d'artistes de Baja et figure majeure de l'école d'Alföld.
Au fil de sa carrière, Czene s'éloigne progressivement de la tradition académique de ses débuts pour évoluer vers une peinture plus libre, parfois impressionniste ou expressionniste. Il occupe ainsi une place singulière dans la peinture hongroise du XXᵉ siècle.
B.C. - Paysage d'hiver (1940)

J'aime ses paysages ruraux, ses portraits de jeunes femmes sages qui feuillettent distraitement un album ou un magazine, et tout particulièrement ses scènes simples et paisibles de la vie quotidienne. Il y a chez lui une attention particulière aux moments ordinaires, à ces instants où rien de spectaculaire ne se produit mais où semble se déposer quelque chose de la vie. « Mon désir est de vivre une vie où les émotions arrivent lentement, comme les nuages par une journée calme », écrivait Joyce Carol Oates.
WM6

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dimanche 14 janvier 2024

Y. Ogawa - Into the silence (2023)
La veillée du dimanche. Deux nouveaux clichés du photographe japonais Yasuhiro Ogawa (b.1968), déjà présenté en janvier 2022.
Après des études de littérature anglaise à l'Université de Kanagawa, achevées au début des années 1990, et influencé par le travail du photographe franco-brésilien Sebastião Salgado, il se consacre à la photographie et débute sa carrière professionnelle en 2000.
Y.O. - Into the Silence (2023)

« Ce chemin, seule la pénombre d'automne l'emprunte encore... » : avec sa série Into the Silence, dont ces deux clichés sont extraits, Yasuhiro Ogawa a voulu suivre les traces du poète du XVIIᵉ siècle Matsuo Bashō, pour saisir la beauté rude et mélancolique du Japon septentrional.
CF1

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dimanche 7 janvier 2024

Cuno Amiet - Arbre en hiver (1905)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du suisse Cuno Amiet (1868-1961). Formé à l'Académie de Munich – où il se lie d’amitié avec Giacometti – puis à l'Académie Julian à Paris, il séjourne en 1892 à Pont-Aven, où il découvre notamment les œuvres de Gauguin et de Van Gogh. Ce séjour marque un tournant décisif dans son parcours : il y affirme son goût pour une peinture où la couleur devient un langage à part entière.
C.A. - Grand hiver (1904)

De retour en Suisse, il se lie avec Ferdinand Hodler, puis participe au mouvement de renouvellement artistique européen du début du XXᵉ siècle. Proche de la Sécession viennoise et invité en 1906 par le groupe expressionniste allemand Die Brücke, il occupe une place singulière entre symbolisme, postimpressionnisme et expressionnisme.
Outre ses toiles de chevalet, Cuno Amiet réalise également des fresques et des gravures.
Mais c'est peut-être dans ses paysages, lumineux et sereins, que l'on retrouve le mieux ce qui fait la force de sa peinture : une nature transfigurée par la couleur.

MC1

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