| GA1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 septembre 2021
dimanche 19 septembre 2021
| A.B. Swensson - Les escaliers |
La veillée du dimanche. Deux œuvres, des huiles sur toile, de la Suédoise Anette Björk Swensson (b.1956). Après un passage par l'Art Student League de New York, de 1981 à 1983, elle retourne en Suède, où elle vit et travaille aujourd'hui.
Anette Björk Swensson peint le familier, le quotidien qui l'entoure, avec une attention particulière à la lumière, aux ombres, aux lignes et aux couleurs.
Elle appelle sa peinture
« vardagsrealism », un réalisme du quotidien. N'importe quoi, dit-elle, peut éveiller sa curiosité et son envie de peindre.
I'm inspired by light and shadows and what highlights everyday life as something worth noting. To see the simple and sometimes boring unimportant things as something attractive and beautiful.
L'artiste, écrit Le Clézio dans L'extase matérielle, nous montre du doigt une parcelle du monde.
© Veilleur de Nuit – 2021
dimanche 12 septembre 2021
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| M. Bourke-White - Statue of Liberty (1930) |
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américaine Margaret Bourke-White (1904-1971), pionnière du photojournalisme et l'une des grandes figures de la photographie du XXᵉ siècle. Première Américaine accréditée comme photographe de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, et l’une des premières à collaborer avec le magazine Life, elle signe en 1936 la couverture inaugurale du célèbre hebdomadaire.
Dès ses débuts, Bourke-White s’intéresse à la photographie industrielle. Sous son objectif, la puissance froide des usines, des machines et des grands ouvrages acquiert une forme de beauté. Ce regard neuf sur l’esthétique industrielle lui vaut une reconnaissance rapide et des commandes prestigieuses, notamment pour General Electric. Mais son travail s'intéresse bientôt davantage aux hommes. Pendant la Grande Dépression, elle s'associe avec l'écrivain Erskine Caldwell, qu'elle épousera quelques années plus tard, pour réaliser You Have Seen Their Faces (1937), un livre qui documente les conditions de vie des agriculteurs pauvres et des métayers du Sud des États-Unis.
Photographe de guerre, elle couvre ensuite plusieurs des grands événements du siècle :
la campagne du général Patton en Europe, la libération du camp de Buchenwald – dont ses images révèlent l'horreur au public américain –, puis, plus tard, les derniers jours de Gandhi en Inde.
« I was to discover that the quest for human understanding is a lifetime one that has no end in sight. »
© Veilleur de Nuit – 2021
samedi 11 septembre 2021
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| Capture d'écran France 2 |
Une image et des mots. L'image, c'est cette capture d'écran d'un reportage vu hier à la mi-journée sur France 2.
Pour aller avec, voici un extrait du passionnant ouvrage de Fustel de Coulanges, La cité antique, publié en 1864 et disponible aujourd'hui chez Champs, Flammarion. Il s'agit du passage que l'historien consacre à la laïcisation du droit romain, il y a de ça plus de 2000 ans, avec en particulier la Loi des 12 tables et le Code de Solon.
Pour aller avec, voici un extrait du passionnant ouvrage de Fustel de Coulanges, La cité antique, publié en 1864 et disponible aujourd'hui chez Champs, Flammarion. Il s'agit du passage que l'historien consacre à la laïcisation du droit romain, il y a de ça plus de 2000 ans, avec en particulier la Loi des 12 tables et le Code de Solon.
La loi cesse de se définir, en grande partie du moins, comme ce qui est permis par la religion, pour être désormais dictée par la volonté populaire..
Il n'est pas dans la nature du droit d'être absolu et immuable ; il se modifie et se transforme, comme toute oeuvre humaine. Chaque société a son droit, qui se forme et se développe avec elle, qui change comme elle, et qui enfin suit toujours le mouvement de ses institutions, de ses moeurs et de ses croyances.
Les hommes des anciens âges avaient été assujettis à une religion d'autant plus puissante sur leur âme qu'elle était plus grossière ; cette religion leur avait fait leur droit, comme elle leur avait donné leurs institutions politiques.
[.....] Auparavant la loi était un arrêt de la religion ; elle passait pour une révélation faite par les dieux aux ancêtres, au divin fondateur, aux rois sacrés, aux magistrats-prêtres. Dans les codes nouveaux au contraire, ce n'est plus au nom des dieux que le législateur parle [.....].
Le législateur ne représente donc plus la tradition religieuse, mais la volonté populaire.
La loi a dorénavant pour principe l'intérêt des hommes, et pour fondement l'assentiment du plus grand nombre.
C'était, disais-je, il y a plus de 2000 ans.
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