In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 22 novembre 2020

B.B. - Portugal (1993)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Bruno Barbey (1941-2020), déjà présenté ici en août 2012, et disparu le 9 de ce mois. C'est en 1964 qu'il rejoint l'agence Magnum, dont il devient président de 1992 à 1995.
Après une formation aux arts visuels à Vevey, en Suisse, Bruno Barbey parcourt le monde pendant plus d'un demi-siècle.
Il couvre de nombreux conflits, mais aussi les sociétés, les cultures et les bouleversements de son époque.

B.B. - Koweit (1990)
Dès les années 1960, il fait le choix de la photographie couleur, alors encore peu reconnue dans le photojournalisme.
Au Brésil, en 1966, elle devient pour lui un véritable langage ; il l'utilisera ensuite avec une grande maîtrise dans ses reportages au Maroc, en Chine ou en Italie, où les couleurs, les lumières et les paysages racontent autant que les événements eux-mêmes.
Ses images s'attachent aux gestes, aux regards, aux lieux, à tout ce qui dit une époque.
Chez Bruno Barbey, l'histoire se lit souvent dans les détails – une rue, une foule, un visage, une couleur... Il photographie, dit-il, pour « documenter pour la postérité ».
 © Veilleur de Nuit – 2020

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samedi 21 novembre 2020

Caravage - Martyre de St Matthieu
Une image et des mots. L'image est la radiographie d'un détail du Martyre de St Matthieu (1600), du Caravage.
Les mots pour aller avec sont de Antoine Blondin, extraits de "Un singe en hiver" (1959).

Sait-on jamais ce que c'est. Ce va-et-vient aux abîmes est un trajet solitaire. Ceux qui remontent de ces gouffres se sont cherchés sans se rejoindre.
Seule, la cruauté du jour rassemble leur troupeau errant. Ils renaissent douloureusement et se retournent : la nuit a effacé la trace de leurs pas. Les ivresses, si contagieuses, sont incommunicables.
Antoine Blondin, Un singe en hiver (1959)
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dimanche 15 novembre 2020

Arthur Tress - Shadow serie (1975)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américain Arthur Tress (né en 1940), qui est passé du reportage documentaire à une photographie où le rêve tient une place centrale. Né à Brooklyn, il commence sa carrière dans les années 1960 avec des reportages sociaux, notamment sur la vie dans les quartiers populaires de New York où il a passé son enfance.
Mais très vite, influencé par ses études d'art et de philosophie, il s’éloigne du simple réalisme documentaire pour laisser davantage de place au rêve et à l’imagination.
A.T. - Shadow serie - Nice (1975)

Parmi ses travaux les plus connus figure Dream Collector (1972), série de mises en scène inspirées des rêves et des cauchemars d'enfants qu'il interrogeait. À travers elles, Tress explore les peurs, les désirs et les imaginaires de l'enfance, avant d'élargir peu à peu son regard à la marginalité, à l'identité et aux inquiétudes de la société américaine. 
« La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère », dit un proverbe latin médiéval.
 © Veilleur de Nuit – 2020

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