In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 7 septembre 2019

Nathan Oldfield - Untitled (nd)
Une image et des mots.
L'image, c'est ce cliché sur une côte africaine du photographe et réalisateur australien Nathan Oldfield.
Les mots que j'ai choisis pour aller avec, c'est la recette du mafé (aussi orthographié maffé) que m'a donnée Taybou Cissé, un jeune réfugié malien qui étudie actuellement en France.
Il n'y a pas d'autre lien entre ces deux documents que l'Afrique ; mais ce n'est pas peu. Le mafé, donc, est un plat de riz accompagné de poulet ou de poisson, avec une sauce à base d'arachide. Le mot peut aussi désigner cette sauce.
« Préparer le riz à part. Mettre un peu d'huile dans une casserole, ajouter de l'oignon, de l'ail, et mélanger avec du poulet ou du poisson. Laisser bien cuire, puis ajouter de l'eau et de la pâte d'arachide. Diminuer le feu et laisser 30 minutes en mélangeant toutes les cinq minutes. »
Taybou m'assure qu'une fois que l'on y a goûté, on ne mange plus autre chose. Bon appétit et vive la « science de gueule » ! C’est ainsi que Montaigne en parle dans les Essais…
 © Veilleur de Nuit – 2019
PW4

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dimanche 1 septembre 2019

Grant Wood - The perfectionist (1936)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain Grant Wood (1891-1942).
Né dans l'Iowa, Grant Wood restera toute sa vie profondément attaché au monde rural qui a façonné son imaginaire. Il est l’une des grandes figures du régionalisme américain et peint surtout les paysages et les habitants du Midwest, en particulier ceux de son Iowa natal.
Ses voyages en Europe, notamment son séjour à Munich en 1928, lui font découvrir d’autres manières de peindre. Il s’intéresse aux maîtres anciens d’Europe du Nord, notamment à Jan van Eyck et Hans Memling, mais aussi à la Neue Sachlichkeit allemande. À son retour, son style se transforme : ses personnages et ses paysages deviennent plus précis, avec des formes très dessinées.
G.W. - Fall plowing (1931)

Son tableau le plus célèbre, American Gothic (1930), montre un fermier et sa fille devant une maison de style gothique charpentier que le peintre avait remarquée dans une petite ville de l’Iowa, [ICI]. Le tableau, devenu l’une des images les plus connues de la peinture américaine, a été reçu de façons très différentes : caricature de l'Amérique rurale pour certains, symbole pour d'autres de l'identité et de la résilience de cette même Amérique pendant la Grande Dépression.
Cet attachement au monde rural se retrouve dans des tableaux comme Stone City, Iowa ou Arbor Day. « All the really good ideas I ever had came to me while I was milking a cow. ».
 © Veilleur de Nuit – 2019
AP1

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dimanche 25 août 2019

W. Nicholson - Tablecloth (1934)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'anglaise Winifred Nicholson (1893-1981). Formée à la Byam Shaw School of Art de Londres avant de compléter sa formation au fil de ses voyages en Europe, elle participe, aux côtés de son mari Ben Nicholson, au renouveau artistique anglais des années 1920 et 1930.

W.N. - Polyanthus and cyneraria (1921)
Nourrie par l'impressionnisme, par Cézanne mais aussi par les avant-gardes du XXᵉ siècle, sa peinture fait une large place à la lumière et à la couleur.
Elle peint souvent ce qu’elle voit depuis les fenêtres de ses maisons, en Écosse, dans les Hébrides ou en Cumbria :
la mer, les paysages, les maisons voisines...
Elle peint aussi beaucoup de fleurs, dans des compositions très simples et délicates. Cette simplicité, dont voici deux illustrations, me plaît beaucoup.
« The aim of art is to convey the mystery of life, not to explain it... It is my faith that every flower enjoys the air it breathes. »
 © Veilleur de Nuit – 2019

SD1

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dimanche 18 août 2019

Burke Uzzle
M. Luther  King funeral (1968)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photojournaliste américain Burke Uzzle (b. 1938), l'un des grands noms de la photographie documentaire américaine. Plus jeune membre de Magnum Photos à seulement vingt-trois ans, il en sera également le président de 1979 à 1981.
Né en Caroline du Nord, il rejoint d’abord Life Magazine comme photographe staff avant de se lancer dans une carrière indépendante, au cours de laquelle il photographie une Amérique très diverse, ses habitants, ses fêtes populaires comme ses grands événements.

B.U. - Woodstock Festival (1969)
Son nom reste associé à deux images devenues emblématiques : les funérailles de Martin Luther King et surtout Woodstock (1969), avec cette célèbre photographie d’un couple enlacé sous une couverture, devenue l'affiche du film et l'un des symboles d'une génération. Trois jours de paix et de musique, à Bethel, dans l'État de New York, du 15 au 18 août 1969, il y a exactement cinquante ans. Le célèbre logo du festival avait été dessiné, pour 15 dollars seulement, par Arnold Skolnick.
 © Veilleur de Nuit – 2019

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...