In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 19 août 2017

J. Dupré - Les porteuses de gerbes (1880)
Une image et des mots. Pour aller avec cette belle représentation du monde paysan de Julien Dupré, j'ai choisi quelques mots de Marcelle Delpastre (1925-1998) poétesse-paysanne limousine.
M. Delpastre

Il fut un temps pour te chanter, parole, poésie de vent. Mais maintenant je tiens la terre à bras-le-corps, je l'étreins corps à corps, je porte entre mes bras la fraîcheur de la glèbe.
[.....] C'est moi qui creuse le sillon, moi qui sème le blé. Je porte l'eau jusqu'aux racines, et la récolte me revient. J'ai le poids du soleil sur mon cou, et le poids du blé sur mes épaules, entre mes bras la pesanteur des gerbes; et le parfum des herbes embaume tous mes os.
FM2

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dimanche 13 août 2017

Andrey Remnev - Sieste (2008)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du Russe Andrey Remnev (b.1962). Formé à l'Institut Sourikov de Moscou, il étudie ensuite pendant huit ans la peinture d'icônes au monastère d'Andronikov, où est conservé le musée Andreï Roublev. Cette longue fréquentation de l'art religieux marque durablement sa peinture, réalisée à la tempera selon des techniques anciennes.

A.R. - La Volga (2007)
Comme on peut le voir ici, en particulier avec le tableau ci-contre, il puise dans les traditions de l’Art Nouveau, des peintres préraphaélites et du constructivisme russe, tout en insufflant à ses figures une élégance intemporelle et un mystère presque sacré.
Après sa période de formation à l'école d'art de Moscou, Andrey Remnev a étudié l'art de l'icone pendant huit ans au monastère d'Andronikov, qui abrite le musée Andrei Rublev.
On retrouve dans son art la même intention à la fois décorative et profondément symbolique ; ses compositions, très stylisées, évoquent un monde à la fois onirique et ancré dans un imaginaire historique profondément russe.
« Mes peintures, dit-il, se distinguent par le souci du détail et une décoration méticuleuse, dans un style russe traditionnel. »

PL1
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dimanche 6 août 2017

B.R. - O' Connells, Detroit (1964)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américain Bill Rauhauser (1918-2017), disparu le 29 juillet, à quinze jours de son centième anniversaire, et que j'avais présenté ici en novembre 2012. Longtemps resté fidèle aux rues de Detroit, qu'il a photographiées pendant plus d'un demi-siècle, il laisse l'un des témoignages les plus sensibles sur les métamorphoses de la ville industrielle américaine.
Plus qu'un photographe de l'événement, il fut un photographe de l'attention.
B.R. - Untitled (1960s)

« Il ne s'agit pas d'avoir la bonne exposition. Voir est important. Reconnaître le sens est ce qui compte. Votre intérêt pour la culture générale est ce qui importe. Si je pouvais tout recommencer c'est ainsi que j'enseignerais - les deux tiers de l'éducation d'un artiste devraient être l'histoire et la littérature. Si vous n'avez pas ça, vous manquerez le cliché. »
JC2
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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...