| MD1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 5 juin 2016
dimanche 29 mai 2016
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| P. Belhassen - série Istanbul (2014) |
Du côté des photographes, ses références vont de Robert Frank à Josef Koudelka, de Saul Leiter à Alex Webb ou Trent Parke.
Il décrit la ville comme un espace d’attention permanente, où
« quelque chose peut surgir à tout moment ». Dans ses images, il cherche moins des scènes construites que des fragments : un geste, un regard, une interaction brève entre les corps et l’espace.
C’est dans cette attention au détail qu’il situe ce qu’il appelle ses
« instants de grâce ».
« Les choses ne sont pas vues parce qu’elles sont visibles mais, à l’inverse, visibles parce qu’elles sont vues », disait Diane Arbus en citant Platon.
Avec ce désir de beauté et cette conviction, empruntée à Saul Leiter, que la misère n’est pas plus profonde que le bonheur, Pierre Belhassen garde l’homme au cœur de son travail. Et avec ses images – ces paroles silencieuses – c’est à lui qu’il s’adresse. À celui, pour reprendre les mots de Stig Dagerman, « dont le besoin de consolation est impossible à rassasier ».
© Veilleur de Nuit – 2016
dimanche 22 mai 2016
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| Tsukioka Kogyo - Fireflies (1910) |
L’ukiyo-e s’épanouit à l’époque d’Edo, du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, dans un Japon pacifié où se développe une nouvelle bourgeoisie urbaine.
Les artistes représentent alors les plaisirs de la ville : scènes érotiques (shunga), créatures fantastiques (yokai), paysages, jolies femmes et courtisanes du
« monde des fleurs et des saules ». Mais Kōgyo appartient déjà à un autre Japon. À l’ère Meiji, le pays se transforme rapidement et les anciennes traditions sont confrontées à la modernisation. Kōgyo se consacre principalement au théâtre nô, dont il représente les acteurs, les masques, les costumes et les gestes.
Ses séries, notamment Nōgaku zue (1897-1902), constituent ainsi un témoignage visuel précieux sur cet art ancien. Les estampes de Kōgyo Tsukioka apparaissent moins comme les images d’un monde disparu que comme une manière de le retenir au moment où il est en train de changer.
© Veilleur de Nuit – 2016
samedi 21 mai 2016
| Igor Madjinca - Hangover (2015) |
Pour moi, j'aime conduire ma peine à l'ombre des vieux monastères, ma faute dans les cloîtres, sous les tentures, dans les miséricordes d'inimaginables cantinas où des convives à la triste mine, des mendiants cul-de-jatte, boivent aux aubes dont la froide beauté de jonquille se retrouve dans la mort.
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