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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 15 août 2015
dimanche 9 août 2015
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| W.R. - The lullaby bed |
Ses inventions accumulent poulies, leviers, ficelles, roues et mécanismes improbables. Et pourtant, tout semble fonctionner selon une logique implacable – et parfaitement absurde.
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| W.R. - The Kinecar (1926) |
Aujourd'hui, les dessins de William Robinson n’ont rien perdu de leur fraîcheur. Ils montrent avec humour jusqu’où peut aller notre goût pour la complication.
« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », s’interrogeait Jacques Rouxel, le créateur des Shadoks.
dimanche 2 août 2015
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| H.G. - Fort Mahon, Baie de Somme (1991) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe belge Harry Gruyaert (b.1941), déjà présenté ici en août 2009. Formé à l’École de Photographie et de Cinéma de Bruxelles, il dit n’avoir jamais voulu être autre chose que photographe. « Je ne saurais pas comment vivre sans la photographie. Je ne sais pas ce que ma vie serait sans elle, un trou noir probablement. »
Bien plus proche des grands coloristes américains cités dans la première publication que de la photographie humaniste française, Gruyaert considère que si le noir et blanc amplifie la relation à l’autre, la couleur – dès lors qu’on opte pour elle – doit, elle, être au centre de la composition, et non les personnages.
C’est ce qu’illustrent les deux clichés présentés aujourd’hui, chacun à sa manière.
samedi 1 août 2015
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| R.K. - Figure of nude man running among the stars |
Une image et des mots. Cette gravure du peintre et illustrateur américain Rockwell Kent, sur qui je reviendrai, a été acquise par le Musée des beaux-arts de San Francisco (FAMSF) en 1963.
Elle me fait penser à un passage de Vivre à part soi, un des trois essais de l'essayiste anglo-irlandais William Hazlitt - peintre lui aussi, d'ailleurs -, parus chez La Table Ronde sous le titre La solitude est sainte.
Marchons donc intrépidement, où que nous conduise le cours des hasards de la vie. Où qu'ils nous conduisent, quelle que soit la côte à laquelle ils nous jettent, nous ne serons jamais tout à fait étrangers. Nous constaterons la même marche des saisons, et le même soleil et la même lune guideront le cours de notre année. La même voute azurée, pailletée d'étoiles, se déploiera partout au dessus-de nos têtes. Il n'est aucune partie du monde d'où nous ne puissions admirer ces planètes qui parcourent, comme la nôtre, diverses orbites autour du même soleil ; d'où nous ne puissions découvrir un objet encore plus extraordinaire, cette armée d'étoiles fixes, suspendues dans l'immense espace de l'univers, soleils innombrables dont les rayons éclairent et chérissent les mondes inconnus qui tournent autour d'eux - et quand je suis transporté par de telles méditations, quand mon âme s'élève ainsi jusqu'au ciel, peu m'importe le sol sur lequel je marche.
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