In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 22 mars 2015

Arthur Leipzig - Rain (1945)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe documentaire américain Arthur Leipzig (1918-2014), qui a consacré une grande partie de son œuvre à la vie urbaine de New York au cours de la première moitié du XXe siècle. Originaire de Brooklyn, il commence la photographie en 1941 en rejoignant la Photo League, un collectif engagé dans la documentation sociale et urbaine. Sous la direction de Sid Grossman, il découvre notamment le travail de Paul Strand et de W. Eugene Smith.
A.L. - Chalk games (1950)

Leipzig saisit la ville dans toute sa vitalité quotidienne : les enfants qui jouent dans les rues, les promeneurs à Coney Island, les travailleurs sur le pont de Brooklyn...
Ses photographies mêlent le regard documentaire à une poésie discrète.
Il photographie l’ordinaire, les petits moments de la vie quotidienne, avec une attention particulière aux gens et à ce qui se passe autour d’eux.
Dans l'introduction de son ouvrage Growing up in New York (1995), il confie :
« The city was my home. As I look back at the work I did during that period I realize that I was witness to a time that no longer exists, a more innocent time. [.....] Of course the "good old days" were not all sweetness and light. There was poverty, racism, corruption, and violence in those days, too, but somehow we believed in the possible. We believed in hope.»
En 1955, Arthur Leipzig est invité à participer à la monumentale exposition d'Edward Steichen au MoMA – ensuite itinérante – The Family of Man, ce qui constitue une reconnaissance majeure de son travail.

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dimanche 15 mars 2015

Joaquín Sorolla - Cosiendo la vela (1896)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du "peintre de la lumière" Joaquín Sorolla (1863-1923), figure majeure de la peinture espagnole entre le XIXe et le XXe siècle. Né à Valence, il perd ses parents très jeune lors d'une épidémie de choléra et est élevé par sa tante et son oncle.
À 15 ans, il entre à l’Académie des Beaux-Arts de San Carlos, avant de poursuivre ses études à Madrid, Rome et Paris. Loué pour son art de la lumière et son emploi virtuose du blanc, ce que l’on a appelé le luminisme de Sorolla, il disait : 
« Je hais l'obscurité. Je suis d'accord avec Monet quand il dit que la peinture en général n'est pas assez lumineuse. Mais nous, les peintres, nous ne pouvons pas reproduire la lumière du soleil telle qu'elle est vraiment. Je ne peux que m'approcher de sa vérité. »
J.S. - Otra Margarita (1892)

On trouve dans ses nombreuses toiles méditerranéennes, comme la célèbre Promenade sur la plage (1909), conservée au musée madrilène qui lui est consacré, l’éclat de cette lumière qu’il poursuit toute sa vie. Sorolla considère Velázquez comme son maître et est également influencé par John Singer Sargent ou Anders Zorn.
Mais avec Otra Margarita, c'est un tout autre univers, celui d'une peinture « sociale ». Dans ce tableau, qui lui vaut une grande réputation aux États-Unis après avoir été primé à Chicago en 1893, Sorolla montre une scène à laquelle il aurait assisté dans un compartiment de troisième classe du train reliant Madrid à Valence : une jeune femme, une prisonnière escortée par deux gardes civils, prostrée par la honte ou le découragement. Une Margarita, en argot de Valence, c'est une prostituée. C'est aussi le prénom de la jeune mère infanticide séduite par Faust.

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dimanche 8 mars 2015

S. McCurry - Ethiopia (2013)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Steve McCurry (b.1950), déjà présenté en juin 2011 et février 2012. 
« Rien n'est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité », affirmait Kofi Annan alors qu'il était Secrétaire général de l'ONU. 
S. McC. - Rajasthan, India

J'avais mentionné, le 12 février 2012, dans ma deuxième publication consacrée au travail de ce photojournaliste américain, le portrait d'une petite écolière en Éthiopie ; le voici aujourd'hui, avec celui d'une autre fillette en Inde. 
McCurry explique que la plupart de ses images partent des gens et qu'il cherche à transmettre quelque chose de ce qu'ils sont : des personnes saisies dans un paysage plus large, un paysage que l'on pourrait appeler la condition humaine.
« Most of my images are grounded in people. I look for the unguarded moment, the essential soul peeking out, experience etched on a person's face. I try to convey what it is like to be that person, a person caught in a broader landscape, that you could call the human condition.»

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