In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 6 avril 2014

A.B. - Le joueur de flûte (1621)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et graveur néerlandais Abraham Bloemaert (1564-1651), figure majeure de la peinture néerlandaise à la charnière entre maniérisme et baroque.

A.B. - Les disciples d'Emmaüs (1622)
Considéré comme l'un des fondateurs de l' École d'Utrecht. il participe également, en 1611, à la création de la Guilde de Saint-Luc, qui structure alors la vie artistique de la ville.
Au début des années 1620, Bloemaert connaît une brève période marquée par le caravagisme, très présent alors à Utrecht [ICI]. Ses élèves Hendrick ter Brugghen, Gerrit van Honthorst et Jan van Bijlert, revenus de Rome, contribuent à lui faire découvrir cette nouvelle manière. Le Joueur de flûte (1621) et les Pèlerins d’Emmaüs (1622) en sont deux beaux exemples. Il revient ensuite progressivement à une peinture plus classique, centrée notamment sur des sujets mythologiques, pastoraux ou bibliques.
JT2

ICI

samedi 5 avril 2014

Les enfants d'Izieu
Une image et des mots. Ces enfants juifs, de différentes nationalités, avaient pendant la Seconde Guerre mondiale trouvé refuge dans une grande bâtisse sur la commune d'Izieu, dans l'Ain. 
Il y a aujourd'hui 70 ans jour pour jour, le 6 avril 1944, la Gestapo a raflé les 44 enfants de la colonie pour les envoyer à Drancy puis à Auschwitz où ils ont été assassinés. Le plus jeune avait 4 ans.

Les mots qui suivent sont un poème de Jean-Pierre Siméon (b.1950), extrait de Ici (2009)

À l'impossible on est tenu

Oui je sais que
la réalité a des dents
pour mordre
que s'il gèle il fait froid
et que un et un font deux

je sais je sais
qu'une main levée
n'arrête pas le vent
et qu'on ne désarme pas
d'un sourire
l'homme de guerre

mais je continuerai à croire
à tout ce que j'ai aimé
à chérir l'impossible
buvant à la coupe du poème
une lumière sans preuves

car il faut très jeune
avoir choisi un songe
et s'y tenir
comme à sa fleur tient la tige

contre toute raison
.
GM2

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dimanche 30 mars 2014

S.W. - Enfants à la fontaine (1954)
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe suisse naturalisée française Sabine Weiss (b.1924), figure majeure de la photographie humaniste aux côtés de Boubat, Doisneau et Ronis. 
Elle achète son premier appareil à l'âge de onze ans, avec son argent de poche, et apprendra plus tard la technique photographique auprès du fils de Frédéric Boissonnas, photographe de studio à Genève.
Sabine Weiss récuse le statut d'artiste ; témoigner plutôt que créer, conserver l'éphémère, rendre compte de la condition humaine dans sa vie quotidienne et ses moments universels : scènes de rue, enfants, croyances, solitudes, baisers. fugacité des émotions...

S.W. - Montmartre, Paris (1953)
« J'ai toujours été captivée par la sensibilité des gens. Mes photos expriment un certain amour que j'ai pour la vie. Ce qui m'intéresse, c'est l'homme, et de montrer ce qu'il a en lui et le faire apparaître dans une photo très simple.
Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s'exprime avec un minimum de moyens l'essentiel de l'homme.»
En 1955, Edward Steichen choisit trois de ses photographies pour sa mythique exposition The Family of Man au MoMA.
PN1

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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...