In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 17 mars 2013

J. Collier - Marian Collier (1883)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre préraphaélite anglais John Collier (1850-1934), déjà présenté en août 2010.
Figure éminente mais parfois oubliée de l’époque victorienne, Il s’inscrit dans la seconde génération des préraphaélites, tout en conservant un certain classicisme hérité de sa formation académique.

J.C. - The Sleeping beauty (1921)
Ce double héritage se lit parfaitement dans le contraste entre ces deux toiles : le portrait de son épouse, Marian Huxley, d’une sobriété presque austère, et La Belle au bois dormant, avec une somptueuse mise en scène qui déploie tout l’imaginaire et l’éclat chromatique du préraphaélisme.

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dimanche 10 mars 2013

D. Lange - Migrant mother (1936)

Le vide-grenier du dimanche. Au lendemain de la Journée internationale des droits de la femme, deux clichés de la photographe américaine Dorothea Lange (1895-1965), dont le nom est aujourd’hui synonyme de photographie documentaire engagée. Ces images illustrent parfaitement le travail qu’elle a mené au sein de la FSA (Farm Security Administration), déjà évoquée ici à plusieurs reprises, la première fois en décembre 2011 à propos de Russell Lee.

D.L. - Young migratory mother
(1940)
Avec un regard à la fois empathique et rigoureux, elle a abondamment documenté la situation des migrants durant les "bitter years" (les années amères) de la Grande Dépression, conséquence du krach boursier de 1929.
La première, le célèbre cliché de Florence Owens Thompson avec ses trois enfants, est devenue une icône universelle.
Au même titre que White Angel breadline (1933), photographie d’une soupe populaire, le regard chargé d’anxiété de cette mère migrante parle d’un temps difficile et saisit avec force cette page d’histoire. Lange disait : « La photographie aide à voir ». Son œuvre continue de nous inviter à regarder, avec humanité et attention, ce qui parfois nous échappe - et ne le devrait pas.

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dimanche 3 mars 2013

Koshiro Onchi - Le miroir (1930)
 Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres que j’aime beaucoup du peintre japonais Koshiro Onchi (1891-1955) - il s’agit ici de deux pièces figuratives, car, pour ma part, je ne l’ai jamais vraiment suivi dans sa voie plus abstraite. Considéré comme le père du sosaku hanga, il s'exprime également par la photographie et par la poésie, notamment à travers le magazine Tsukubue qu'il publie à partir de 1913.

K.O. - La mer (1937)
Né à Tokyo dans une époque en pleine mutation, Onchi mêle avec finesse les traditions japonaises - calligraphie, estampe, poésie - et des influences occidentales. J'aime énormément - je me répète - ces deux pièces figuratives qui, tout en restant proches du réel, me paraissent nous inviter à une méditation calme, presque mélancolique, sur le temps qui passe et la beauté discrète du monde.
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