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| PT5 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 5 mai 2012
dimanche 29 avril 2012
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| A. del Verrocchio - Saint Jérôme (détail) |
Formé dans l’entourage de Donatello, Verrocchio travaille pour les Médicis et appartient à cette génération d’artistes de la Renaissance capables de passer avec la même aisance du dessin à la sculpture ou à la peinture.
La première des œuvres présentées ici est un détail de son Saint Jérôme, une peinture exécutée sur papier puis transférée sur bois. On pense qu’il s’agit d’une étude préparatoire pour une composition plus vaste, peut-être liée à la Crucifixion aujourd’hui disparue de l'église Santa Maria d'Argiano.
La seconde est un dessin non daté conservé à la Galerie des Offices. Comme souvent chez Verrocchio, le trait est très précis, presque sculptural. On y retrouve cette attention aux visages, aux drapés et aux mouvements du corps qui caractérise les ateliers florentins de la Renaissance.
dimanche 22 avril 2012
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| W.S. - Dave's restaurant, New York (1984) |
Elles montrent une Amérique aujourd’hui disparue : celle des motels, des diners, des rues nocturnes et des panneaux publicitaires, saisie avec une attention presque mélancolique aux détails du quotidien – ce que Stephen Shore (voir mai 2010) appelait la « quintessence » de l’Amérique ordinaire.
For me, photography is very important in that it exists because of everything else. I hope this explanation is enough because I think it would be a mistake to write words to be read about that which I only intended to be viewed. Words only confuse and complicate what I prefer to bear witness to my feelings by visual means.
samedi 21 avril 2012
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| Diogo Battista - Black Beast (2020) |
Une image et des mots. Panique, ils réclament sans savoir un paradis perdu, écrit Georges-Emmanuel Clancier dans Contre-Chants (2000).
Pour accompagner ce cliché du photographe portugais Diogo Battista, et comme pour prolonger le très court poème de G-E Clancier, en voici un autre, ou plutôt un extrait, tiré du recueil de Victor Hugo Les chansons des rues et des bois (1865)
Le cheval luttait ; ses prunelles,
Comme le glaive et l'yatagan,
Brillaient ; il secouait ses ailes
Avec des souffles d'ouragan.
Il voulait retourner au gouffre ;
Il reculait, prodigieux,
Ayant dans ses naseaux le soufre
Et l'âme du monde en ses yeux.
Il hennissait vers l'invisible ;
Il appelait l'ombre au secours ;
À ses appels le ciel terrible
Remuait des tonnerres sourds.
[.....]
Moi, sans quitter la plate-longe,
Sans le lâcher, je lui montrais
Le pré charmant, couleur de songe,
Où le vers rit sous l'antre frais.
Je lui montrais le champ, l'ombrage,
Les gazons par juin attiédis ;
Je lui montrais le pâturage
Que nous appelons paradis.
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