In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 4 avril 2009

photo PhP
Une image et des mots. L'image, c'est une photo prise dans le Périgord, quelque part entre Jumilhac et Sarlat...

Vladimir. – Il faut revenir demain.
Estragon. – Pour quoi faire ?
Vladimir. – Attendre Godot.
Estragon. – C’est vrai. (Un temps) Il n’est pas venu ?
Vladimir. – Non
Samuel Beckett, En attendant Godot (1952)
AK1

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dimanche 29 mars 2009

A. Warhol - Flowers serie (1974)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste américain Andy Warhol (1928-1987), figure majeure du pop art. 
Il se forme entre 1945 et 1949 au Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh, où il développe notamment une technique de dessin au tampon. Installé ensuite à New York, il travaille comme illustrateur pour des magazines comme Glamour, Vogue ou Harper’s Bazaar, avant de s’imposer dans les années 1960 comme l’un des principaux représentants du pop art.

A. Warhol - Living-room (1948)
Sérigraphies de Marilyn Monroe, boîtes de soupe Campbell, représentations du dollar américain – qu'il vénérait ouvertement : Warhol fait entrer dans le champ de l’art les images de la consommation et de la culture populaire, en brouillant volontairement la frontière entre production artistique et production commerciale. Lui-même résume cette ambiguïté dans une formule souvent citée :
« Être bon en affaires, c’est la forme d’art la plus fascinante. Gagner de l’argent est un art ».
Une grande partie de son travail me laisse indifférent, mais j’aime beaucoup les deux tableaux que voici. Le premier reprend des motifs issus d'un catalogue de papiers peints et d'un ouvrage de Russ Stoz consacré aux compositions florales. Le second est un pastel réalisé alors qu'il était encore étudiant, d'après le souvenir du salon familial de son enfance à Pittsburgh.

HB1

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dimanche 22 mars 2009

Alex Webb - Old Havana (2000)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américain Alex Webb (b.1952), membre de l'agence Magnum et collaborateur de revues comme Geo ou National Geographic. Ses images sont denses, complexes, souvent saturées de couleurs et d'une forte tension narrative. Formé à la photographie et à la littérature, il débute en noir et blanc avant d’adopter la couleur au début des années 1980, notamment après plusieurs voyages en Haïti et en Amérique latine.

A.W. - Agua Prieta, Mexico (2001)
Il photographie les rues, les frontières, les marges : des espaces de passage où cohabitent violence, beauté, silence, ou absurdité.
« La rue est un théâtre, je tente d’y saisir la poésie du désordre. » Interrogé sur le photojournalisme, il rappelle que beaucoup d'images cherchent avant tout à « dire » quelque chose. Lui se situe ailleurs : pas dans l'illustration d'un propos, mais dans l'exploration d'une situation, dans un espace d'incertitude où l'image ne conclut pas, mais ouvre.
Il parle ainsi d'un territoire intermédiaire, entre documentaire et art, où s'inscrit selon lui une grande part de la photographie de rue : « I have always felt that a lot of the most interesting work… falls into this nether area between documentary and art. »
GL2

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...