| DR1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 26 juillet 2008
dimanche 20 juillet 2008
![]() |
| A.B. - The Rocky Mountains, Lander's Peak (1863) |
Il est l’un des peintres emblématiques de l’école de l'Hudson et du courant plus large de la peinture de paysage américaine du XIXe siècle. Formé à Düsseldorf, en Allemagne, où il assimile la rigueur du dessin académique et l’héritage romantique, il transpose cette esthétique à la grandeur des paysages américains.
Bierstadt se distingue par ses représentations spectaculaires de l’Ouest américain, qu’il découvre au cours d’expéditions menées dans les années 1860. Il y peint des vallées embrumées, des cimes enneigées, des lacs aux reflets irréels. Ces paysages ne cherchent pas seulement à représenter la nature : ils veulent susciter l’émerveillement devant l’immensité d’un territoire encore largement inconnu de l’Amérique de l’Est. Cette nature immense prend souvent chez lui une dimension presque sacrée. Elle participe aussi à cette vision idéalisée de l'Ouest américain qui a profondément marqué l'imaginaire des États-Unis. Certains ont critiqué son goût du sublime et ses effets parfois jugés trop emphatiques, mais Albert Bierstadt n’en reste pas moins une figure majeure de la peinture américaine, à la croisée du romantisme européen et de l’imaginaire national. Ses œuvres, souvent de très grand format, témoignent d’un moment où l’art s’empare de la nature pour en faire le miroir d’une vision idéalisée du progrès et de la destinée américaine.
![]() |
| A.B. - Storm clouds (c.1880) |
« Le massacre incessant des espèces indigènes doit cesser avant que tout ne soit perdu.
La beauté magnifique du monde naturel est la manifestation de mystérieuses lois de la nature qui nous demeureront à jamais cachées. »
dimanche 13 juillet 2008
![]() |
| Antanas Sutkus - Irena (1959) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe lituanien Antanas Sutkus (b.1939), figure essentielle de la photographie de son pays et, plus largement, d'une forme d'humanisme visuel de l'après-guerre. Après avoir étudié au Vilnius Art Institute, il commence à travailler comme photographe indépendant dans les années 1960.
Dès lors, dans l’URSS des années 1960 à 1980 et à rebours de l’imagerie officielle, Sutkus va patiemment construire une œuvre discrète consacrée à la vie quotidienne en Lituanie. Il ne photographie ni les manifestations officielles ni les symboles du régime : il préférait les visages d’enfants, les vieux assis sur des bancs, les passants dans la lumière d’été..., autant de scènes simples, mais chargées de gravité et de poésie.
« Je ne m'intéresse ni à l'exotique ni à l'érotique.
Je m'intéresse à l'humain. Je ne photographie pas pour la photographie ; je photographie pour les hommes. »
Considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands photographes de l'ex Union soviétique, il fut le cofondateur de la Société lituanienne d'art photographique et l'auteur de nombreux livres sur la Lituanie et les pays du bloc de l'Est.
Son travail a été fortement marqué par la photographie humaniste, ce courant essentiellement français qui, en remettant l'homme au centre du regard, répondait à sa manière aux blessures du conflit et aux difficultés de la reconstruction dans l'immédiat après-guerre. Parmi ses influences, Antanas Sutkus cite Henri Cartier-Bresson, W. Eugene Smith et Robert Capa, mais aussi des peintres et des poètes lituaniens.
dimanche 6 juillet 2008
![]() |
| W. G. - Chant des hirondelles |
Après des études d'ingénieur, il entre aux Beaux-Arts de Hangzhou, où il suit l'enseignement du grand Lin Fengmian, pionnier du dialogue entre arts chinois et occidentaux. En 1947, il part pour Paris et se forme à l'École nationale supérieure des beaux-arts, où il découvre Braque, Cézanne, Utrillo, Van Gogh.
Dès lors, Wu Guanzhong passe sa vie à bâtir un pont entre deux mondes : celui de la calligraphie et de la peinture de paysage classique chinoise, et celui de l'abstraction lyrique et du modernisme européen.
Il disait : « La beauté est l’âme de l’art, l’émotion est son sang », et toute son œuvre semble chercher cet équilibre fragile où le trait calligraphique rencontre la liberté de l'abstraction. En montrant que la modernité pouvait s’ancrer dans des racines anciennes sans les renier, Wu Guanzhong a ouvert une voie nouvelle pour l’art chinois du XXᵉ siècle. Revenu en Chine en 1950, il ne cessera jamais de produire, malgré la condamnation de son travail par la Révolution culturelle.
Inscription à :
Articles (Atom)
E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...

.jpg)
.jpg)


