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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 22 janvier 2023
dimanche 15 janvier 2023
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| Keith Carter - Nevermore (2015) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Keith Carter (b.1948), dont le travail explore la beauté furtive de l'ordinaire, à la frontière imprécise du réel et de ses mystères. Ses images, souvent enveloppées d’un flou léger ou d’une lumière diffuse, semblent surgir d’un souvenir ou d’un rêve ancien.
Natif du Texas, il dit s'être d'abord identifié à Walker Evans (voir juillet 2012), dont les photos restituaient des paysages et des ambiances proches de son environnement familier.
Il lit et relit Louons maintenant les grands hommes d’Evans et James Agee (publié en français chez Plon en 1972), et se plonge dans la littérature du Sud américain, Harper Lee, Flannery O’Connor, William Faulkner, et Eudora Welty.
Cette immersion marque le début d’une fascination durable pour le Sud et sa riche tradition de narration. Parfois décrit comme "un poète de l'ordinaire", Keith Carter scrute nos histoires communes et nous offre, à travers son regard, une réflexion sur nos liens avec le monde et ses mystères.
dimanche 8 janvier 2023
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| David Gentleman Primrose Hill under snow (1968) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur anglais David Gentleman (b.1930).
Formé à la St Albans School of Art puis au Royal College of Art de Londres auprès d’Edward Bawden et de John Nash, Gentleman est une figure majeure de l’illustration britannique du XXᵉ siècle.
Artiste d’une étonnante polyvalence, il a travaillé l’aquarelle, la lithographie, la gravure sur bois, mais aussi la peinture murale - comme en témoigne la frise monumentale de la station de métro de Charing Cross (Northern Line), réalisée en 1978, où il retrace la construction de la croix médiévale d’Eleanor dans une suite d’images gravées à la manière d’une bande dessinée.
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| D.G. - Suffolk garden under snow (2020) |
Né à Brentford, dans l’ouest de Londres, dans une famille d’artistes écossais, il s’est très tôt intéressé aux liens entre dessin, mémoire et observation :
« Dessiner les choses les rend plus réelles et me rend plus vivant. Cela m’aide à retenir ce qui, sans cela, se dissoudrait dans la mémoire - paysages, saisons, visages, moments. »
Tout au long de sa carrière, David Gentleman a mis son art au service de causes, de lieux et d’institutions : ses œuvres vont des paysages britanniques et urbains aux affiches environnementales et aux placards de protestation, en passant par la création de plus de cent timbres pour la Royal Mail (entre 1962 et 2000), de logos pour le National Trust, British Steel ou la Bodleian Library, et de nombreuses illustrations de livres pour Penguin, Faber ou The Folio Society.
Son œuvre, à la fois élégante et profondément humaniste, conjugue un sens aigu du dessin et une attention constante au monde commun. Représenté dans les collections de la Tate Britain, du British Museum, du Victoria & Albert Museum et du Postal Museum, Gentleman est aujourd’hui reconnu comme l’un des artistes britanniques les plus accomplis de sa génération - un témoin attentif et sensible du quotidien.samedi 7 janvier 2023
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| Jeune mère Yanomami |
Une image et des mots. L'auteur de ce cliché m'est inconnu, les mots sont du psychiatre et psychologue des profondeurs suisse Carl Gustav Jung (1875-1961), pour qui tous les organismes partagent un même "substrat universel" d'où naissent toutes les pensées et toutes les émotions.
À mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s'est déshumanisé. L'homme se sent isolé dans le cosmos, car il n'est plus engagé dans la nature et a perçu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques. Le tonnerre n'est plus la voix irritée d'un dieu, ni l'éclair son projectile vengeur. La rivière n'abrite plus d'esprits, l'arbre n'est plus le principe de vie d'un homme et les cavernes ne sont plus habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l'homme et l'homme ne s'adresse plus à eux en croyant qu'ils peuvent l'entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l'énergie affective profonde qu'engendraient ses relations symboliques.
C.G. Jung, L'Homme et ses symboles (1961).
dimanche 1 janvier 2023
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