In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 17 juillet 2021

Cahier de Bilite

Une image et des mots. Une page d'écriture d'un sage petit écolier, et, pour aller avec, quelques mots du philosophe australien David Stove.. 
On les trouve cités par Jacques Bouveresse dans l'épilogue de son petit (mais dense) ouvrage Prodiges et vertiges de l'analogie, publié en 1999.

"... Étant donné un vaste rassemblement d'êtres humains et une longue période, vous ne pouvez raisonnablement pas vous attendre à ce que la pensée rationnelle gagne. Vous pourriez aussi raisonnablement vous attendre à ce qu'un millier de dés non truqués, tous jetés en même temps, donnent comme résultat "cinq" par exemple. Il y a simplement beaucoup trop de manières, et de manières faciles, dont la pensée humaine peut s'égarer."

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dimanche 11 juillet 2021

A.Durman  - Ramsgate (1955)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'illustrateur anglais Alan Ronald Durman (1905-1963). Originaire de Maidstone, dans le Kent, Durman fut un artiste aux multiples talents : peintre, photographe, créateur de fresques et surtout illustrateur. Après des débuts dans la photographie, il se tourne vers les arts appliqués et travaille notamment pour Imperial Tobacco avant de réaliser, dans les années 1950 et 1960, une série d'affiches pour British Rail destinées à promouvoir les stations balnéaires anglaises.

A D. - Finchingfield (1940)
Ces images de « bathing beauties », de plages ensoleillées et de destinations de vacances participent à l'imaginaire britannique de l'après-guerre : celui des congés payés, des voyages en train et d'une certaine insouciance retrouvée.
Leur charme tient autant à leur efficacité publicitaire qu'à leur élégance graphique, reflet d'une époque où l'affiche était encore un véritable art populaire. Un peu oublié aujourd'hui, Alan Durman appartient à cette génération d'artistes qui ont façonné, par leurs images du quotidien, la mémoire visuelle du milieu du XXᵉ siècle.
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dimanche 4 juillet 2021

Claudia Andujar - Yanomami (1974)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe brésilienne Claudia Andujar (b.1931), artiste et militante déjà présentée ici en mai 2014. Née en Suisse, élevée entre la Hongrie et le Brésil, rescapée de la Shoah, elle s'exile au Brésil dans les années 1950. C'est là qu'elle commence à photographier les peuples indigènes d'Amazonie.
À partir de sa rencontre avec les Yanomami en 1971, sa photographie prend une nouvelle dimension : elle ne cherche plus seulement à montrer, mais à comprendre. Pendant plus de cinquante ans, son œuvre se confondra avec son engagement pour un peuple dont elle deviendra l'une des plus grandes défenseuses.

C.A - Yanomami (1974)
« Je suis liée aux Indiens, à la terre, à la lutte première. Tout cela me touche profondément. Tout me semble essentiel. Peut-être ai-je toujours cherché la réponse au sens de la vie dans ce noyau fondamental. J'ai été poussée là-bas, dans la forêt amazonienne, pour cette raison. C'était instinctif. C'est moi que je cherchais. »
Aux côtés du chaman et porte-parole yanomami Davi Kopenawa, Claudia Andujar a contribué à faire entendre une autre manière de penser le rapport entre les humains et le monde vivant. 
« Peuple de la marchandise, les Blancs détruisent l'Amazonie parce qu'ils ne savent pas rêver. »
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