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| JL1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 3 novembre 2018
dimanche 28 octobre 2018
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| Marek Piasecki - Sans titre (1961) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe polonais Marek Piasecki (b.1935).Né à Varsovie, il grandit dans le traumatisme de la guerre avant de s’installer à Cracovie après l’insurrection de 1944. Très tôt attiré par le dessin et la peinture, il découvre la photographie en autodidacte, et s’y consacre pleinement après une arrestation politique qui interrompt ses études.
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| M.P. - Sans titre (1960) |
Dans la Pologne des années 1950 marquée par le réalisme socialiste, Piasecki suit sa propre voie. Proche du poète Miron Białoszewski et membre du Second Groupe de Cracovie à partir de 1958, il expose régulièrement et pratique à la fois un documentaire inspiré par le néoréalisme italien - ce « noir réalisme » des rues grises de l’après-guerre - et une recherche expérimentale radicale : des photogrammes qu’il appelait héliographies, « peintures chimiques » mêlant lumière et chimie. Il crée aussi des assemblages en boîtes, souvent emplies de poupées disloquées, métaphores troublantes de l’oppression et de la vulnérabilité du corps humain, héritées de ses souvenirs de guerre. Ces univers miniatures, qu’il photographie lui-même, traduisent cette « esthétique du confinement » analysée par Margaret Iversen : la volonté de préserver ce qui menace de disparaître. Installé en Suède en 1967, il poursuit ce travail singulier, entre poésie du réel et univers miniatures.
Dans son ouvage Foto-constellations - Autour de Marek Piasecki, le philosophe Pawel Moscicki écrit ceci : "Marek Pisecki a embrassé la photographie de manière obsessionnelle et sans aucune orthodoxie professionnelle, comme s'il voulait voir un mystère plus profond sous ses apparences.." Redécouvert tardivement, il fait aujourd’hui partie des collections du MoMA et des musées nationaux de Varsovie et de Cracovie.
dimanche 21 octobre 2018
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| Charles Bell - The ultimate gumball (1981) |
Loin des paysages urbains et des automobiles des hyperréalistes de la Côte Ouest, le New Yorkais Charles Bell s'est fait une spécialité des natures mortes : machines à billes, billards électriques, poupées, Bell magnifie ces sujets ordinaires dans des compositions d’une qualité quasi photographique, en jouant sur la lumière, les reflets et les textures avec une virtuosité technique exceptionnelle. Présenté dans des institutions telles que le Metropolitan Museum, le Guggenheim et le Smithsonian American Art Museum, le travail de Charles Bell a influencé plusieurs générations d’artistes.
samedi 20 octobre 2018
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| Isaac Cordal - Cement eclipse (2013) |
Une image et des mots. Une oeuvre d'Isaac Cordal, sur qui je reviendrai très bientôt.
Les mots sont de Céline, extraits de Voyage au bout de la nuit (1932).
J'avais pas le culot de leur dire pendant le jour, quand j'étais en face d'eux, mais d'où j'étais je ne risquais rien, je leur ai crié "Au secours ! Au secours !", rien que pour voir si ça leur ferait quelque chose. Rien que ça leur faisait. Ils poussaient la vie et la nuit et le jour devant eux les hommes.
Elle leur cache tout la vie aux hommes. Dans le bruit d'eux-mêmes ils n'entendent rien. Ils s'en foutent. Et plus la ville est grande et plus elle est haute et plus ils s'en foutent. Je vous le dis moi. J'ai essayé. C'est pas la peine.
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