In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 5 août 2017

Tom Colbie - Eternal recurrence
Une image et des mots. En mémoire des Stoïciens, de Nietzsche (La naissance de la tragédie) et de Claude François (Ça s'en va et ça revient), voici sur l'idée de l'éternel retour une oeuvre du canadien Tom Colbie.
Et pour l'accompagner, quelques lignes extraites de Histoire de l'infamie, Histoire de l'éternité (1936), de l'éternel Jorge Luis Borges.

Une de ces ténèbres, parmi les plus belles sinon les plus obscures, est celle qui nous empêche de préciser la direction du temps. La croyance commune veut qu'il s'écoule du passé vers l'avenir, mais la croyance contraire n'est pas plus illogique, celle que Miguel de Unamuno définit ainsi dans ces vers : "Nocturne, le fleuve des heures coule, depuis sa source qui est le lendemain Éternel."

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dimanche 30 juillet 2017

Dawoud Bey - Rebecca (1991)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Dawoud Bey (b.1953)
Formé à la School of Visual Arts de New York puis à la Yale University School of Art, il consacre depuis les années 1970 l'essentiel de son travail aux communautés afro-américaines.
D.B. - Harlem (2016)

Mais, contrairement à beaucoup de photographes de rue, il ne cherche pas à saisir un instant volé : dans ses images, les modèles posent, parfois longuement, et participent pleinement à la construction de leur portrait, que ce soit dans la rue, dans une école, ou dans une arrière-cour de Harlem.
« How can one visualize African American history and make that history resonate in the contemporary moment? ». Cette interrogation résume la force du travail de Dawoud Bey, entre portrait intime, engagement social et réflexion sur l’histoire.

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dimanche 23 juillet 2017

A. Brasilier - Méditation (1995)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres d'André Brasilier (b.1929), personnalité de premier plan de la peinture figurative contemporaine.
Formé aux Beaux-Arts dans l’atelier de Maurice Brianchon, il obtient en 1953 le Premier Grand Prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis de 1954 à 1957. Son frère Jean-Marie sera, quatre ans plus tard, également lauréat du Prix de Rome, mais en architecture.
A.B. - Les chevaux du soleil

Brasilier accorde une importance essentielle à la composition, condition selon lui pour qu’un tableau « tienne ». Sa peinture, qu’il qualifie de « transfigurative », ne cherche pas à reproduire le réel mais à le transposer dans un univers poétique où Gauguin, qu’il revendique comme « père spirituel », occupe une place fondatrice.
Le style d’André Brasilier, avec ses formes fluides, la délicatesse des couleurs et la poésie de ses paysages et figures, crée un univers où le réalisme se mêle à la rêverie. Pour celui qui contemple l'univers avec des yeux d'artiste, nous dit Bergson, c'est la grâce qui se lit à travers la beauté, et c'est la beauté qui transparaît sous la grâce.

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