In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 17 juillet 2016

C.C. - All on a summer's day (1888)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec Tom Roberts, Arthur Streeton et Frederick McCubbin, l’un des principaux représentants de la Heidelberg School, le mouvement auquel on rattache généralement les débuts de l’impressionnisme australien. Né à Londres, Conder arrive en Australie en 1886, à l’âge de dix-sept ans, pour travailler comme arpenteur auprès de son oncle.
Il abandonne rapidement cette voie et se tourne vers le dessin et la peinture. Il travaille un temps comme illustrateur pour The Illustrated Sydney News, avant de rencontrer Tom Roberts, avec lequel il peint en plein air. En 1888, il s’installe à Melbourne et rejoint le petit groupe d’artistes qui cherche alors à peindre l’Australie telle qu’elle est : sa lumière, ses paysages, mais aussi ses habitants et leurs loisirs.

C.C. - A holiday at Mentone (1888)
All on a Summer’s Day, peint à Coogee en avril 1888, montre une journée de plage. La scène est toute simple, presque banale : une femme, seule sur ce morceau de plage, profite d’une belle journée, assise sur une chaise et protégée du soleil par son ombrelle.
Conder ne cherche pas à donner à cette petite scène une importance qu’elle n’a pas – ou bien, justement, il lui donne toute l’importance qu’elle a. Tout cela, un jour d'été.
Il peint ce qu’il voit, avec cette lumière australienne qui devient l’un des grands sujets de cette génération de peintres. Quelques mois plus tard, à Melbourne, il peint A Holiday at Mentone. Là encore, la plage et ceux qui la fréquentent sont au centre du tableau. Mais la scène est peut-être un peu plus amusante : hommes en costume et chapeau, femmes en longues robes et chapeaux élégants, chacun semblant avoir apporté avec lui une partie de la ville jusque sur le sable.
Charles Conder quittera l’Australie dès 1890 pour l’Europe. Ces deux tableaux appartiennent donc à une période très courte de sa courte vie – mais à une période essentielle, puisqu’elle aura largement contribué à faire de lui l’un des peintres importants de l’art australien de la fin du XIXe siècle.
 © Veilleur de Nuit – 2016
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dimanche 10 juillet 2016

Eamonn Doyle - série End (2016)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Eamonn Doyle (b. 1969), photographe de rue irlandais. Né à Dublin, il obtient en 1991 son diplôme de photographie à l’Institute of Art, Design and Technology (IADT) avant de consacrer vingt ans au développement de la scène musicale indie de sa ville comme fondateur du label D1 Recordings et du Dublin Electronic Arts Festival (DEAF). Il revient à la photographie en 2008 et concentre son regard sur les rues du nord de Dublin.
E.D. - série End (2016)

Nourrie par son expérience musicale, par les textes de Beckett dont il se réclame et par la tradition de la street photography – Klein, Levinstein, Moriyama –, sa photographie s’intéresse aux passants, à leur présence et à leurs déplacements dans la ville.
En 2016, cent ans après l'insurrection de Pâques, Doyle consacre une série aux habitants et aux passants d’O’Connell Street, l’une des principales artères de Dublin. C’est là que, le 24 avril 1916, Pádraig Mac Piarais lit la proclamation d'indépendance de la République d'Irlande.
 © Veilleur de Nuit – 2016

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dimanche 3 juillet 2016

A. Frahm - Falling panties (1950)

La veillée du dimanche. Deux illustrations de l'Américain Art Frahm (1906-1981), très influencé par Haddon Sundblom, dont il fut l’assistant (voir publication du 27/12/2015). Né à Chicago, il étudie à l’Art Institute de Chicago avant de s’installer à New York, où il devient illustrateur commercial et publicitaire.
Spécialisé dans des scènes de genre légères et humoristiques, il est particulièrement célèbre pour ses « ladies in distress » : des jeunes femmes dont la jupe se soulève malencontreusement, dans un mélange d'érotisme suggestif et de comédie légère.
Ces compositions, emblématiques de la culture pin-up, disent beaucoup de l'esthétique populaire américaine de l'après-guerre.
A. F. - Traveling hobo

La première illustration en est un exemple ; elle appartient à sa très célèbre – et joliment sexiste – série Falling panties, où de ravissantes demoiselles perdent leurs dessous dans toutes sortes de situations de la vie ordinaire, le plus souvent embarrassées par leur sac de courses d'où émerge immanquablement une branche de céleri.
La seconde fait partie de sa tout aussi sympathique série Traveling Hobo, qui met en scène les joyeuses tribulations d'une bande de vagabonds à travers la pimpante Amérique des années 50.
 © Veilleur de Nuit – 2016

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