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| PW3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 12 avril 2015
dimanche 5 avril 2015
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| T. Seike - Zoe, Tokyo (1984) |
Formé à l’Académie photographique du Japon, puis assistant de Shigeo Hayashi au début des années 1970, il passe ensuite quelques années en Angleterre, dans le studio de Sam Haskins. Il y travaille dans la mode, mais sans vraiment s’y installer ; dès 1985, il abandonne ce milieu pour se consacrer à un travail plus personnel, plus libre. Je l’ai découvert à travers ses clichés de Prague, où l’avait conduit son admiration pour Jan Saudek.
Une de ses premières séries marquantes fut celle qu’il consacra à l’artiste américaine Zoe Leonard - évoquée ici en mai dernier -, qu’il suivit entre Tokyo, Londres, New York et Paris. De cette collaboration est née une série de portraits très sobres, attentive à la lumière naturelle, et qui semble vouloir exprimer un monde en retrait, minimaliste. Est-ce qu'il serait abusif, à propos de son travail, de penser au wabi, non pas comme esthétique revendiquée, mais au moins comme une manière d’habiter le vide et le fragile ?
Pour ses séries suivantes, ses nus, ses paysages d’eau (waterscapes), ses scènes urbaines désertées, entre figuration et abstraction, Seike est resté fidèle à la lumière naturelle et au noir et blanc. C’est avec la série Overlook, entamée autour de 2010 depuis son appartement de Brighton (ci-dessus), qu’il s’est aventuré vers la couleur.
samedi 4 avril 2015
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| Philippe Cognée - Foule au crépuscule (2014) |
Du beau mot de "solitude", j'ai toujours fait un usage plutôt positif. C'est que j'y vois une dimension - constitutive, nécessaire, inévitable - de la condition humaine, qu'on ne saurait dénier sans mentir.
Lucidité du Bouddha :
"L'homme naît seul, vit seul, meurt seul."
C'est pourquoi on aime seul, même lorsqu'on est aimé en retour. Belle formule de Rilke, dans ses Lettres à un jeune poète :
"Dans la mesure où nous sommes seuls, l'amour et la mort se rapprochent" - parce que nous ne saurions les déléguer à quelque remplaçant que ce soit.
La solitude, prise en ce sens, n'est pas l'exception mais la règle: c'est le prix à payer d'être soi.
Revenons pour finir à Rilke, toujours dans ses Lettres à un jeune poète:
"Nous devons nous tenir au difficile. Tout ce qui vit s'y tient. [.....] Nous savons peu de choses, mais qu'il faille nous tenir au difficile, c'est là une certitude qui ne doit pas nous quitter. Il est bon d'être seul parce que la solitude est difficile. [.....] Il est bon aussi d'aimer; car l'amour est difficile."
"L'homme naît seul, vit seul, meurt seul."
C'est pourquoi on aime seul, même lorsqu'on est aimé en retour. Belle formule de Rilke, dans ses Lettres à un jeune poète :
"Dans la mesure où nous sommes seuls, l'amour et la mort se rapprochent" - parce que nous ne saurions les déléguer à quelque remplaçant que ce soit.
La solitude, prise en ce sens, n'est pas l'exception mais la règle: c'est le prix à payer d'être soi.
Revenons pour finir à Rilke, toujours dans ses Lettres à un jeune poète:
"Nous devons nous tenir au difficile. Tout ce qui vit s'y tient. [.....] Nous savons peu de choses, mais qu'il faille nous tenir au difficile, c'est là une certitude qui ne doit pas nous quitter. Il est bon d'être seul parce que la solitude est difficile. [.....] Il est bon aussi d'aimer; car l'amour est difficile."
dimanche 29 mars 2015
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| Jeremy Mann - Una bella adagio (2012) |
Les tableaux que j'ai choisis illustrent ses deux thèmes de prédilection : la figure féminine – à laquelle, nourrie de références aux maîtres anciens, il parvient toujours à conférer grâce et sensualité – et les paysages urbains saturés de néons et de pluie.
Les scènes urbaines de Mann – souvent San Francisco ou New York sous la pluie – ont un style immédiatement identifiable : coups de pinceau dynamiques, textures épaisses et palette saturée où dominent rouges profonds, bleus sombres et reflets dorés. Ses images les plus fortes montrent des villes détachées de leur référent réel, recomposées dans un mélange de mémoire et d’improvisation. Il raconte comment, en cours de travail, il s'éloigne de la ville d’origine – il mélange les rues, découpe les voitures, tout devient flou dans l’équation visuelle jusqu’à ce que l’émotion persiste dans une image finale néo-impressionniste.
Pour en découvrir davantage sur son travail, c'est [ICI].
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