In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 14 décembre 2014

Jean Marquis - Dockers, Liverpool (1955)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe documentaire Jean Marquis (b.1926), fils d'Armentières, dans le Nord où il grandit dans une famille d'ouvriers et dont il a photographié la vie rude et laborieuse. Ce passé ouvrier marque profondément son regard, et son travail s'inscrit dans ce qu'il est convenu d'appeler la tradition humaniste, une photographie engagée dans la lignée de son mentor Robert Capa, mais aussi d'Henri Cartier-Bresson ou de David Seymour. 

Jean Marquis - Sans titre
Il découvre la photographie en 1947, après la guerre, et devient rapidement l’assistant de son oncle par alliance, le photographe Paul Strand (voir juin 2008). Cette rencontre est décisive : elle lui ouvre la voie d’un travail patient, exigeant, où le cadrage, la lumière et la relation humaine sont essentiels.
Ses photographies racontent la France des années 1950 à 1970 : villages, campagnes, cafés, enfants qui jouent, passants qui attendent. Ce sont des images de silence et de simplicité, où perce souvent une forme d’humour tranquille, une douceur du regard empreinte de pudeur et de poésie. "La photographie, c'est le regard qu'on porte sur les gens, disait-ilUne photoc'est avant tout une démarche, un sentiment profond, c'est de la poésie. Comme cette péniche dans les brumes matinales de la Deûle.
Un de ses clichés a été choisi par Edward Steichen pour figurer dans sa monumentale, et désormais mythique, exposition The Family of Man.

TP1

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dimanche 7 décembre 2014

Alexander Grishkevich - Dernières fleurs

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du biélorusse Alexander Grishkevich (b.1961). Diplômé de l'École d'art de Minsk, c'est là qu'il vit et travaille encore aujourd'hui.

A. Grishkevich - Décembre (2007)

Il y a dans sa peinture quelque chose du minimalisme japonais... Dans ses paysages par exemple, d'où l'homme est absent, chaque élément semble tendre vers son épure; c'est une peinture ascétique, sans beaucoup de nuances, qui peut aussi faire penser au formalisme de l'anglais Maurice Wade.
Il me semble en fait que l'art de Grishkevich - pour ce que je sais de son pays de bas plateaux et de plaines marécageuses - est lui-même imprégné par l'atmosphère que dégage son austère géographie.
PS1

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samedi 6 décembre 2014

Mary Mildred Williams
Une image et des mots. Ce daguerréotype est un portrait de la petite Mary Mildred Williams (1847-1911), née en esclavage et dont voici l'histoire.

Le but final de l’instauration d’un régime politique n’est pas la domination ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug d’un autre (…) Le but poursuivi ne saurait être de transformer des hommes raisonnables en bêtes ou en automates ! Ce qu’on a voulu leur donner, c’est, bien plutôt, la pleine latitude de s’acquitter dans une sécurité parfaite des fonctions de leurs corps et de leur esprit. Après quoi, ils seront en mesure de raisonner plus librement, ils ne s’affronteront plus avec les armes de la haine, de la colère, de la ruse et ils se traiteront mutuellement sans injustice. Bref, le but de l’organisation en société, c’est la liberté !
Spinoza, Traité des autorités théoriques et politiques (1675)
PS3

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