| WO1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 29 septembre 2013
dimanche 22 septembre 2013
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| E.Schiele - Soleil d'automne et arbres (1912) |
Schiele aborde le paysage d’une manière très personnelle : lignes anguleuses, formes simplifiées, déformations assumées.
Peints pour la plupart entre 1911 et 1918, ses paysages montrent souvent des arbres dénudés, des branches sèches, des maisons serrées.
Ce sont alors des compositions dépouillées, sans présence humaine, où la construction formelle prend le dessus sur le motif. Le contraste entre les lignes rigides et les formes naturelles crée une tension particulière, visible dans le tableau ci-dessus.
Je dois voir de nouvelles choses et les étudier. Je veux goûter aux eaux sombres, voir les arbres qui craquent et les vents sauvages.
J’ai longtemps hésité. J’aurais tout aussi bien pu choisir Jardin fleuri, ou le merveilleux Façade sur la rivière. Dilemme. J’y reviendrai.
samedi 21 septembre 2013
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| (A/U) |
J'ignore qui est l'auteur de cette photo, mais le poème que j'ai choisi pour l'accompagner est de Rimbaud, extrait de Derniers vers (1872).
"Ma faim, Anne, Anne
Fuis sur ton âne.
Si j'ai du goût, ce n'est guère
Que pour la terre et les pierres.
Dinn! dinn! dinn! dinn! Mangeons l'air,
Le roc, les charbons, le fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons!
Attirez le gai venin
des liserons;
Mangez
Les cailloux qu'un pauvre brise,
Les vieilles pierres d'église,
Les galets, fils des déluges,
Pains couchés aux vallées grises!
[.....]
"Ma faim, Anne, Anne
Fuis sur ton âne.
Si j'ai du goût, ce n'est guère
Que pour la terre et les pierres.
Dinn! dinn! dinn! dinn! Mangeons l'air,
Le roc, les charbons, le fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons!
Attirez le gai venin
des liserons;
Mangez
Les cailloux qu'un pauvre brise,
Les vieilles pierres d'église,
Les galets, fils des déluges,
Pains couchés aux vallées grises!
[.....]
dimanche 15 septembre 2013
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| P.I. - Preparing chanterelles (1892) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre post-impressionniste danois Peter Ilsted (1861-1933), figure discrète mais importante de la peinture intimiste nordique du tournant du XXe siècle.
Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague, Ilsted appartient à ce cercle d’artistes danois – aux côtés de son beau-frère Vilhelm Hammershøi (voir janvier 2010) et de Carl Holsøe – qui ont fait de l’intérieur domestique un sujet à part entière.
Il partage avec Hammershøi un goût pour les scènes calmes et les effets de lumière intérieure.
Tous deux participent au mouvement Den Frie Udstilling (l'exposition libre), une association d'art progressiste inspirée par le Salon des refusés français du mois de mai 1863.
Mais là où Hammershøi privilégie le dépouillement, Ilsted traite ses intérieurs avec plus de douceur et une attention plus décorative. Spécialiste du portrait et des scènes de genre, également maître de la mezzotinte (ou manière noire danoise), Peter Ilsted représente des moments ordinaires de la vie domestique : un univers feutré, épuré, et baigné d’une clarté douce...
Peut-être que c'est juste un événement quotidien, disait-il, mais pour moi cela devient une sorte de symbole de la vie éternelle qui est derrière tout.
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