In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 3 mars 2013

K. Onchi - Le miroir (1930)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre japonais Koshiro Onchi (1891-1955). J’ai choisi ici deux pièces figuratives car, pour ma part, je ne l’ai jamais vraiment suivi dans sa voie plus abstraite. Considéré comme le père du mouvement sosaku hanga, Onchi s’exprime également par la photographie et la poésie, notamment à travers la revue Tsukubue qu’il publie à partir de 1913. 
K.O. - La mer (1937)

Né dans un Japon en pleine mutation, il mêle avec finesse les traditions japonaises – calligraphie, estampe, poésie – et certaines influences occidentales. J'aime beaucoup ces deux images – surtout la première, je dois dire, dont la simplicité me fascine. La porte coulissante entrouverte n’est pas simplement un élément de composition : elle crée un espace dans l’espace. Elle nous laisse apercevoir, dans la pièce voisine, une femme qui arrange sa chevelure devant un miroir légèrement incliné. On ne voit d’elle que le visage et le buste, son kimono ouvert laissant voir sa nudité. Rien de plus, ou presque. La composition est d’une telle simplicité qu’elle tire presque vers l’abstraction. Ce tableau est magnifique.
JH1

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samedi 2 mars 2013

Victoria Ivanova - Megalomania
Une image et des mots. De combien de sentiments, d’émotions, de travers ou de vertus cette photographie de l’artiste russe Victoria « Vika » Ivanova – qui cite notamment Vlad Artazov parmi ses modèles (voir août 2009) – pourrait-elle être la métaphore ?

« Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité », écrivait Frédéric Ozanam (1813-1853), professeur de littérature étrangère à la Sorbonne et fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
En 1836, alors que les inégalités sociales et les tensions entre les classes s’accentuent, il écrivait :
« La question qui agite aujourd’hui le monde autour de nous n’est ni une question de personnes, ni une question de formes politiques, c’est une question sociale. C’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice. »
Ozanam ne croyait pas que la société puisse se construire sur l’affrontement des uns contre les autres. Il appelait plutôt à la solidarité, à la responsabilité des plus favorisés et à ce qu’il nommait la charité.
Un pion peut-il être un roi ? Ou bien porte-t-il simplement en lui l’ombre de ce qu’il pourrait devenir ?
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dimanche 24 février 2013

Thomas Eakins - Untitled (1910)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et photographe Thomas Eakins (1844-1916), figure majeure du réalisme américain à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Parallèlement à ses études à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie, il suit des cours d’anatomie à l’école de médecine. 
Th.E - Maud Cook (1895)

Admis aux Beaux-Arts de Paris, il travaille de 1866 à 1868 dans les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, avant de séjourner quelque temps à Pont-Aven puis de voyager en Espagne.
De retour aux États-Unis, il enseigne à l’Académie de Pennsylvanie, où il cherche à faire de l’enseignement artistique un lieu d’expérimentation. Ses méthodes, notamment lorsqu’il introduit l’étude du nu masculin dans les cours ouverts aux femmes, sont jugées trop radicales et lui valent finalement de devoir démissionner.
J’aime particulièrement cette photographie dont j'aimerais connaître l'histoire : une jeune femme – ou peut-être une jeune fille – en chemise, saisie au moment où elle sort sur le seuil. Elle prend appui d’une main sur le chambranle, tandis que l’autre semble occupée à glisser une épingle dans ses cheveux. On dirait presque une photographie prise à la sauvette, tant l'attitude et le geste paraissent naturels et spontanés.
Le portrait de Maud Cook est d’une tout autre manière très beau. Très jeune elle aussi, elle est représentée de trois-quarts, la tête légèrement inclinée vers la lumière, le regard pensif, presque perdu. Deux images très différentes, mais qui ont en commun de ne pas donner l’impression de personnages qui posent vraiment.
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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...