In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 2 mars 2013

Victoria Ivanova - Megalomania
Une image et des mots. De combien de sentiments, d’émotions, de travers ou de vertus cette photographie de l’artiste russe Victoria « Vika » Ivanova – qui cite notamment Vlad Artazov parmi ses modèles (voir août 2009) – pourrait-elle être la métaphore ?

« Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité », écrivait Frédéric Ozanam (1813-1853), professeur de littérature étrangère à la Sorbonne et fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
En 1836, alors que les inégalités sociales et les tensions entre les classes s’accentuent, il écrivait :
« La question qui agite aujourd’hui le monde autour de nous n’est ni une question de personnes, ni une question de formes politiques, c’est une question sociale. C’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice. »
Ozanam ne croyait pas que la société puisse se construire sur l’affrontement des uns contre les autres. Il appelait plutôt à la solidarité, à la responsabilité des plus favorisés et à ce qu’il nommait la charité.
Un pion peut-il être un roi ? Ou bien porte-t-il simplement en lui l’ombre de ce qu’il pourrait devenir ?
OG1
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dimanche 24 février 2013

Thomas Eakins - Untitled (1910)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et photographe Thomas Eakins (1844-1916), figure majeure du réalisme américain à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Parallèlement à ses études à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie, il suit des cours d’anatomie à l’école de médecine. 
Th.E - Maud Cook (1895)

Admis aux Beaux-Arts de Paris, il travaille de 1866 à 1868 dans les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, avant de séjourner quelque temps à Pont-Aven puis de voyager en Espagne.
De retour aux États-Unis, il enseigne à l’Académie de Pennsylvanie, où il cherche à faire de l’enseignement artistique un lieu d’expérimentation. Ses méthodes, notamment lorsqu’il introduit l’étude du nu masculin dans les cours ouverts aux femmes, sont jugées trop radicales et lui valent finalement de devoir démissionner.
J’aime particulièrement cette photographie dont j'aimerais connaître l'histoire : une jeune femme – ou peut-être une jeune fille – en chemise, saisie au moment où elle sort sur le seuil. Elle prend appui d’une main sur le chambranle, tandis que l’autre semble occupée à glisser une épingle dans ses cheveux. On dirait presque une photographie prise à la sauvette, tant l'attitude et le geste paraissent naturels et spontanés.
Le portrait de Maud Cook est d’une tout autre manière très beau. Très jeune elle aussi, elle est représentée de trois-quarts, la tête légèrement inclinée vers la lumière, le regard pensif, presque perdu. Deux images très différentes, mais qui ont en commun de ne pas donner l’impression de personnages qui posent vraiment.
RH2

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dimanche 17 février 2013

J. Beckwith  - Young woman bathing
La veillée du dimanche. Deux œuvres du portraitiste et peintre de genre américain James Carroll Beckwith (1852-1917). Après avoir étudié à la Chicago Academy of Design puis à la National Academy of Design à New York, il passe cinq ans à Paris, où il partage un atelier avec John Singer Sargent et suit l’enseignement de Carolus-Duran, dont il devient l’assistant. Il appartient à cette génération d’artistes américains marqués par l’influence de l’impressionnisme et des grands portraitistes européens.
J.B - The letter (1910)

Je me souviens l’avoir découvert avec son portrait d’un de mes auteurs favoris, Mark Twain ; une image qui correspond à l’idée que je me faisais de l’écrivain, à la fois brillant et farceur…
Il y a aussi deux autres toiles de Beckwith que j'aime beaucoup, "A wistful look" et "The old pier glass". Mais pour aujourd'hui j'ai choisi deux tableaux qui illustrent ces deux moments éminemment intimes qu'affectionnent les peintres : la toilette féminine et la lecture d'un courrier.
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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...