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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 28 février 2009
dimanche 22 février 2009
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| C. N. Gysbrechts - Porte-lettres au sablier (1664) |
Les historiens pensent qu’il a pu être influencé par des artistes comme David Bailly, Harmen van Steenwyck ou Jan Davidsz de Heem, mais sa formation et ses premières années demeurent largement hypothétiques. Sa période la plus féconde correspond à son séjour à la cour des rois danois Frédéric III puis Christian V, entre 1668 et 1672.
On connaît aujourd’hui environ soixante-dix œuvres de lui, principalement des trompe-l’œil et des vanités : ces natures mortes qui rappellent la fragilité des choses et la fuite du temps. Mais certains de ses tableaux vont plus loin encore, comme cette toile retournée où l’image semble avoir disparu tout en restant parfaitement présente. Gysbrechts y joue autant avec notre regard qu’avec l’idée même de peinture – au point qu’on a parfois l’impression qu’il anticipe, avec trois siècles d’avance et beaucoup plus de subtilité, certaines interrogations de l’art contemporain.
dimanche 15 février 2009
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| A. Pastor - Nazaré (1956) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe portugais Artur Pastor (1922-1999), un des grands noms de la photographie documentaire au Portugal au XXe siècle. Né en Algarve, il commence à photographier dès les années 1940, parallèlement à des études d’agronomie.
Très tôt, il consacre son travail à un Portugal rural et maritime qu’il parcourt sans relâche pendant des décennies. Il photographie notamment l’Alentejo, sa région natale, et se fait remarquer par la force simple de ses images : gestes du travail, visages marqués, paysages secs ou balayés par le vent.
Ses photographies, presque toujours en noir et blanc, cherchent moins l’effet que la justesse d’un regard. Elles disent un monde en train de changer, sans insister, en laissant les choses apparaître dans leur évidence même.
dimanche 8 février 2009
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| Zao Wou-Ki - Lecture III (1950) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et graveur franco-chinois Zao Wou-Ki (b.1920), dont la peinture, d’une grande liberté, occupe une place essentielle dans l’abstraction lyrique. Né à Pékin, il se forme d’abord à la peinture traditionnelle chinoise avant d’intégrer l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou, où il découvre les courants occidentaux.
En 1948, il s’installe à Paris et découvre Paul Klee, puis les recherches de l’abstraction européenne et de l’expressionnisme abstrait, qui l’orientent progressivement vers une peinture de plus en plus libre. Dans les années suivantes, sa peinture s’éloigne de la figuration pour explorer un espace où la couleur, la lumière et le geste deviennent les véritables sujets.
Chez lui, la peinture est souvent pensée comme une respiration, un mouvement intérieur qu’il décrivait lui-même comme une « musique silencieuse ».
Peindre, peindre, toujours peindre, encore peindre.
Le mieux possible, le vide et le plein, le léger et le dense, le vivant et le souffle. Les gens croient que la peinture et l'écriture consistent à reproduire les formes et la ressemblance. Non, le pinceau sert à sortir les formes du chaos.
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