In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 18 janvier 2009

J-P.C. - Le sac noir, Roubaix (1959)

La veillée du dimanche. Deux clichés de Jean-Philippe Charbonnier (1921-2004), l’un des grands noms de la photographie française du XXe siècle. Issu d’une famille d’artistes, il s’intéresse très tôt à la photographie et rejoint, dans les années 1950, le magazine Réalités, pour lequel il réalise de nombreux reportages à travers le monde.
Ses images documentent aussi bien la société française de l’après-guerre – modernisation, monde ouvrier, vies en marge – que des réalités alors peu connues de pays lointains. Son travail sur l’architecture et les paysages urbains constitue aussi un témoignage précieux sur la France des Trente Glorieuses, en pleine transformation.

J-P.C. - Un café à Saint-Ouen (1966)
Jean-Philippe Charbonnier me donne l'impression de photographier sans chercher l’effet, un peu comme s’il n’avait « rien à dire ». Juste curieux. Et disponible.
À la différence de photographes davantage attachés à montrer les fractures et les formes de déclin social, comme Chris Killip, Charbonnier exprime souvent dans ses images une forme de confiance discrète dans le monde et dans ceux qu’il photographie.
Pour lui, « la photographie est un langage », une manière de raconter des histoires autant que de témoigner. « La photographie est l'art de saisir un moment, un regard, un geste, une lumière, une ombre. Elle est l'art de saisir la vie... »
 © Veilleur de Nuit – 2009

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dimanche 11 janvier 2009

Andrew Wyeth - Blue door (1952)
La veillée du dimanche. Deux aquarelles du peintre américain Andrew Wyeth (1917-2009), maître des bruns et des gris, qui vient tout juste de nous quitter et qui est considéré comme l'un des plus grands peintres américains du XXème siècle.
Connu pour ses représentations de l’Amérique rurale, notamment du Maine et de la Pennsylvanie, Wyeth est le fils du célèbre illustrateur N. C. Wyeth, qui joue un rôle important dans sa formation et dans son goût précoce pour la peinture américaine de paysage.

A.W - Pennsylvania landscape (1942)
Il commence à exposer dès les années 1930, travaillant d’abord l’aquarelle avant de se tourner aussi vers la tempera à l’œuf, une technique ancienne qui lui permet de rendre avec une précision remarquable les textures, les lumières froides et les surfaces usées des lieux qu’il peint.
Il disait préférer l’hiver et l’automne, quand on sent « le squelette des paysages ». Les siens ne semblent d’ailleurs jamais tout montrer. « The whole story doesn't show », aimait-il répéter.
 © Veilleur de Nuit – 2009
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dimanche 4 janvier 2009

Roger Mayne - Richmond Park (1965)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Roger Mayne (1929-2014), figure importante de la photographie de rue dans l’Angleterre d’après-guerre. Formé à Oxford en chimie, il se tourne très tôt vers la photographie.

R.M. - Addison Place (1957)
Dans les années 1950, il réalise son travail le plus connu en photographiant Southam Street, un quartier populaire de l’ouest de Londres aujourd’hui disparu. Il y observe la vie quotidienne telle qu’elle se déroule dans la rue : les enfants qui jouent, les groupes qui discutent, les passants, les gestes ordinaires. Ses images montrent un monde modeste, parfois rude, mais toujours vivant, sans pittoresque ni misère spectaculaire.
« I am a recorder of life as I see it around me, and that's all there is to it ».
 © Veilleur de Nuit – 2009
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Anna Park - Untitled Une image et des mots. Une œuvre de l'artiste américaine d'origine sud-coréenne Anna Park. Et pour aller avec, ...