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| Q.B. - L'atelier du tailleur (1661) |
Avec une attention infinie aux détails, Van Brekelenkam restitue le grain des étoffes, les reflets sur le cuivre, ou la lumière qui glisse sur une surface de bois. Membre de la guilde de Saint-Luc de Leyde, il sera l'un des représentants du courant des fijnschilders. Mais rien de spectaculaire dans cet univers : aucune allégorie grandiloquente, juste la beauté simple des gestes ordinaires et la dignité du quotidien.
Après ses premières séries consacrées aux artisans au travail – treize versions d’un tailleur dans son atelier –, Van Brekelenkam s'ouvre aussi à des scènes de compagnie plus narratives, inspirées par Gabriel Metsu (sa Conversation sentimentale par exemple, qui rappelle La femme assise en compagnie d'un joueur de violon) ou par Pieter de Hooch.
Moins célèbre que certains de ses contemporains, il reste pourtant l’un de ces peintres qui, par de petits formats et des sujets simples, ont su conserver la trace d’une époque : celle d’un monde où l'attention portée aux gestes les plus simples transforme le quotidien en sujet de contemplation.
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