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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 13 mai 2018
dimanche 6 mai 2018
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| H.R.N. - Irises in the garden (1882) |
Cette alliance de fidélité au réel et de sensibilité le rapproche naturellement des préraphaélites anglais, dont il partage le goût du détail et l'admiration pour la nature. En 1864, il rejoint d'ailleurs l'American Pre-Raphaelites.
Au printemps 1870, il se rend en France et suit brièvement les enseignements de Jean-Léon Gérôme, mais l'irruption de la guerre franco-prussienne le pousse en Italie, où il passera le reste de sa vie. C'est là, sur la côte toscane, qu'il a peint ce jardin de curé baigné de lumière, au bord du golfe de La Spezia, en mer de Ligurie, que l'on surnomme le "Golfe des Poètes". Shelley s'y est noyé.
samedi 5 mai 2018
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| E. Schiaffino - Portrait de Margot (1890) |
Élève de Puvis de Chavannes, il est maintenant presque oublié et c'est donc avec plaisir que je publie aujourd'hui ce Portrait de Margot (1890). Cet air de lassitude un peu agacée sur son joli visage, est-ce qu'il s'adresse à un amoureux trop peu audacieux qui lui dit des poèmes au lieu de la courtiser? Ou bien (effet Koulechov ?) est-ce juste une idée née à la lecture de ces quelques vers ? Ils sont d'un autre argentin, Julio Cortazar, extraits de Cinco últimos poemas para Cris.
Ahora escribo pájaros.
No los veo venir, no los elijo,
de golpe están ahí, son esto,
una bandada de palabras
posándose
una
a
una
en los alambres de la página,
chirriando, picoteando, lluvia de alas
y yo sin pan que darles, solamente
dejándolos venir. Tal vez
sea eso un árbol
o tal vez
el amor,
[.....]
No te voy a cansar con más poemas.
Digamos que te dije
nubes, tijera, barriletes, lápices,
y acaso alguna vez
te sonreíste.
***
Maintenant j'écris des oiseaux.
Je ne les vois pas venir, je ne les choisis pas,
d'un coup ils sont là, ils sont ceci,
une nuée de mots
se posant
un
par
un
sur les fils de fer de la page,
piaillant, picorant, pluie d'ailes
et moi sans pain à leur donner, les laissant
seulement venir. Peut-être
est-ce cela un arbre
ou peut-être
l'amour.
[.....]
Je ne vais pas te fatiguer avec d'autres poèmes.
Disons que je t'ai dit
nuages, ciseaux, cerfs-volants, crayons,
et peut-être qu'une fois
tu as souri.
dimanche 29 avril 2018
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| A. K. - Bouleaux au bord de la rivière (19e) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre paysagiste tchèque Alois Kalvoda (1875-1934). Formé à l'Académie des Beaux-Arts de Prague avec Julius Marák, il complète sa formation en Autriche et en Allemagne, où il est sensibilisé aux mouvements naturalistes et impressionnistes.
De retour à Prague, il fonde en 1907 une école d’art qui influencera profondément la jeune génération tchèque et participe à la création de l’Association des Artistes Moraves.
Kalvoda compte parmi les principaux paysagistes tchèques du tournant du XXᵉ siècle et l'un de ceux qui contribuèrent à faire connaître l'impressionnisme en Bohême. Très tôt, il s’attache à représenter les paysages de Bohême centrale avec un soin particulier pour la lumière, les saisons et les effets atmosphériques. Ses toiles mêlent observation fidèle et sensibilité poétique : chaumières paysannes, récoltes, étangs et cours d’eau composent des paysages forestiers où règnent une sérénité et une douceur qui évoquent cette campagne « aimable » dont Jules Renard disait qu'elle se prêtait à toutes les divagations du rêve.
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