In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 12 février 2017

Cecil Beaton - The letter (1940)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Cecil Beaton (1904-1980), photographe, costumier et designer britannique. Formé au milieu des arts décoratifs et de la mode, Beaton devient rapidement célèbre pour ses portraits élégants et théâtraux, ses couvertures de magazines et ses photographies de célébrités.
Il collabore notamment avec Vogue et Vanity Fair, mais sa carrière s’étend également au cinéma et au théâtre, où il signe costumes et décors, ce qui lui vaut deux Oscars pour la conception de costumes (Gigi en 1958 et My Fair Lady en 1964).
C.B. - Eileen Dunne (1940)

La petite Eileen Dunne, trois ans, dont il fait le portrait sur son lit à l'Hôpital des enfants malades (Hospital for Sick Children), est l’une des victimes du Blitz, qui frappe l’Angleterre de septembre 1940 à mai 1941.
Son visage d’enfant, les yeux grands ouverts dans ce lit d’hôpital, contraste avec le raffinement habituel de Beaton. Ici, pas de célébrité, pas de mise en scène...
« Enfants de la guerre, écrit Souleymane Boel, le chant des balles s'est inscrit dans vos mémoires sans que vous puissiez oublier leur refrain. »
 © Veilleur de Nuit – 2017
RH3
ICI

dimanche 5 février 2017

G. Xingjian - Femme flottante (2011)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et écrivain français d’origine chinoise Gao Xingjian (b.1940). Il découvre la littérature française à l’Institut des langues étrangères de Pékin, d’où il sort diplômé en 1962, et traduit alors Ionesco, Michaux et Prévert en mandarin.
Pendant la révolution culturelle, son avant-gardisme lui vaut six ans en camp de rééducation. Il ne sera autorisé à voyager à l’étranger qu’après la mort de Mao, en 1976. La liberté de ton et le caractère subversif de son œuvre, étrangère au réalisme révolutionnaire prôné par le Parti communiste chinois et influencée par Artaud, Beckett ou Brecht, finiront par le contraindre à l’exil. En 1988, il s’installe en France, qui lui accorde l’asile politique ; en 2000, il reçoit le prix Nobel de littérature.

G.X. - Sans titre
Mais Gao Xingjian est aussi peintre. Il peint d'abord à l'huile, mais l’abandonne après son arrivée en Europe pour se consacrer à l’encre.
« Ma première visite à des musées européens, en 1978, a bouleversé mon rapport à l'art. Jamais je n'avais admiré de chefs-d'œuvre à l'huile en original. Quelle luminosité, quelle intensité, quelle onctuosité ! Ma propre palette m'a paru terne, opaque. L'histoire dont j'étais porteur ne pouvait me permettre de créer, de progresser avec les armes occidentales : j'ai abandonné l'huile pour l'encre. Depuis, je m'attache à enrichir la pratique du monochrome noir. »
Ainsi, Gao Xingjian perpétue la tradition millénaire de la peinture à l’encre, mais avec une sensibilité très contemporaine. Comme dans son écriture, on y retrouve une quête de dépouillement, comme la recherche d’un « refuge intérieur » face au tumulte du monde.
Gao Xingjian parle d’ailleurs de ses peintures comme d’« états de l’âme » : pas des représentations fixes, mais des sortes de respirations visuelles, offertes à la contemplation de chacun.
 © Veilleur de Nuit – 2017
HD1

ICI

samedi 4 février 2017

François Vagnon - Pyramides de Gizeh (2008)
Une image et des mots. Les pyramides de Gizeh, vues par François Vagnon, en 2008.
Les mots choisis pour accompagner ce cliché ont été écrits au 1er siècle avant J.-C par l'historien grec Diodore d'Agyrion (aka Diodore de Sicile).

"Les ouvriers qui ont rendu les pyramides si incomparables sont beaucoup plus dignes de louanges que les rois responsables des dépenses. En effet, les premiers ont donné la preuve mémorable de leur génie et de leur savoir-faire, tandis que les rois ont simplement fourni les richesses reçues en héritage ou prises de force."
MW1

ICI

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...