In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 13 décembre 2015

Gregory Crewdson - The basement (2014)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’Américain Gregory Crewdson (né en 1962), issues de sa série Cathedral of the Pines.
Originaire de Brooklyn, il se forme à la photographie à la State University of New York, puis à Yale, où il enseignera à son tour.
Ses images sont minutieusement préparées : décors construits ou transformés, éclairages sophistiqués, figurants dirigés comme des acteurs. Tout y est pensé comme sur un plateau de cinéma.

G.C. - The disturbance (2014)
Inspiré par Hitchcock et David Lynch, mais aussi par Jeff Wall et la peinture d’Edward Hopper, Crewdson compose des scènes où les rues de petites villes américaines, les intérieurs modestes ou les zones périurbaines sont le théâtre d’histoires étranges dont nous ne saurons rien.
« It's very hard to describe what I'm looking for, something that feels both familiar and strange at the same time.»
CB1

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dimanche 6 décembre 2015

Alice Neel - Harlem nocturne (1952)
La veillée du dimanche. Deux tableaux de l'Américaine Alice Neel (1900-1984). Après trois années passées dans la fonction publique, elle étudie l’art à la Philadelphia School of Design for Women et se détourne de l'impressionnisme alors en vogue pour s'intéresser au réalisme de l'Ash Can School.
Sa vie personnelle est longtemps marquée par les épreuves. Après la perte d’un enfant et son divorce d’avec le peintre cubain Carlos Enríquez Gómez, elle traverse une grave dépression et fait une tentative de suicide. En 1931, elle retourne vivre quelque temps chez ses parents, avant de revenir à New York.

A.N. - Cityscape (1934)
Elle s’installe d’abord à Greenwich Village, puis à Spanish Harlem, où elle côtoie notamment des artistes et des sympathisants du Parti communiste américain, parmi lesquels le cinéaste et photographe Sam Brody.
Ses portraits de voisins, d’amis, d’artistes et de familles de la communauté portoricaine témoignent de son attention aux milieux populaires et aux laissés-pour-compte. Elle y affirme aussi, avec une liberté peu commune, son regard sur les femmes et leur condition.
« Art is two things: a search for a road and a search for freedom.»
On verra Alice Neel faire une apparition en 1959 aux côtés d’Allen Ginsberg dans le film beatnik Pull My Daisy, de Robert Frank.
MR1

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samedi 5 décembre 2015

Anonyme
Une image et des mots. J'ai vu quelque part ce cliché attribué au photographe-voyageur Heinz Homatsch, mais j'ai quelques doutes à ce sujet...

"Nous rencontrons encore ici une idée qui, tout en se rattachant à Platon et à Aristote, rappelle cependant d'une manière plus forte encore le tour d'esprit oriental.
Plutarque fait ressortir très nettement l'obscurité mystérieuse dont Dieu est entouré, et il distingue l'idée de Dieu en soi de l'idée de Dieu formateur du monde, distinction qui n'avait jamais pris une forme bien déterminée dans l'ancienne philosophie grecque. [...]
Les âmes des hommes, qui sont enveloppées par le corps, exposées à la souffrance, n'ont aucun commerce avec Dieu, si ce n'est qu'elles le touchent en pensée, par le moyen de la philosophie, comme dans un songe, ce n'est qu'autant qu'elles sont séparées du corps, qu'elles parviennent jusqu'à l'invisible et au saint, où elles contemplent avec ardeur, sous la conduite et l'emprise de Dieu, la beauté cachée aux hommes
."
Heinrich Ritter, Histoire de la philosophie ancienne (1836).

SS1
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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...