| SS1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 7 juin 2015
samedi 6 juin 2015
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| Peinture rupestre, Gorge de Naib |
Elle est reproduite dans un très beau livre de Renaud Ego qui m'a été offert il y a trois jours (merci Éric P.) : L'animal voyant, aux éditions Errance.
Pour l'accompagner, deux strophes d'un poème de Garcia Lorca, Lluvia.
La lluvia tiene un vago secreto de ternura,
algo de soñolencia resignada y amable,
una música humilde se despierta con ella
que hace vibrar el alma dormida del paisaje.
[.....]
íOh lluvia silenciosa, sin tormentas ni vientos,
lluvia mansa y serena de esquila y luz suave,
lluvia buena y pacífica que eres la verdadera,
la que llorosa y triste sobre las cosas caes!
***
La pluie a comme un vague secret de tendresse,
quelque chose d'une somnolence aimable et résignée,
discrète, avec elle une musique s'éveille
qui fait vibrer l'âme endormie du paysage.
[.....]
Sans orages ni vents, ô pluie silencieuse,
pluie paisible et sereine de sonnaille et de douce lumière,
pluie pacifique et bonne, la seule véritable,
qui triste et éplorée sur toute chose tombes!
algo de soñolencia resignada y amable,
una música humilde se despierta con ella
que hace vibrar el alma dormida del paisaje.
[.....]
íOh lluvia silenciosa, sin tormentas ni vientos,
lluvia mansa y serena de esquila y luz suave,
lluvia buena y pacífica que eres la verdadera,
la que llorosa y triste sobre las cosas caes!
***
La pluie a comme un vague secret de tendresse,
quelque chose d'une somnolence aimable et résignée,
discrète, avec elle une musique s'éveille
qui fait vibrer l'âme endormie du paysage.
[.....]
Sans orages ni vents, ô pluie silencieuse,
pluie paisible et sereine de sonnaille et de douce lumière,
pluie pacifique et bonne, la seule véritable,
qui triste et éplorée sur toute chose tombes!
dimanche 31 mai 2015
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| R.B. - Col. William F. Cody (1889) |
Le vide-grenier du dimanche. Au lendemain de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, deux oeuvres de la peintre et sculptrice française Rosa Bonheur (1822-1899) dont le père, saint-simonien convaincu, était ami de Goya. À 14 ans, elle fait la connaissance de Nathalie Micas, de deux ans sa cadette, qui deviendra sa compagne et le restera jusqu'à sa disparition cinquante-trois ans plus tard.
En vertu d'une ordonnance de 1800, elles auront par dérogation une permission de travestissement les autorisant à porter le pantalon.
C'est son père, qui sera son seul professeur, qui lui fait découvrir le philosophe et théologien Félicité de La Mennais (qui soutient que les animaux ont une âme), et les romans champêtres de George Sand ; les animaux deviennent alors son sujet de prédilection.
À côté du portrait de Buffalo Bill, un des héros de mon enfance, j'ai choisi son magnifique Labourage nivernais, issu d'une commande d'État et qui, d'abord destiné au musée des Beaux-Arts de Lyon, est entré en raison de son immense succès au musée du Louvre ; il est aujourd'hui à Orsay.
En 1865, elle se voit remettre les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur des mains de l'impératrice Eugénie qui déclare :" Je suis tout heureuse d'être la marraine de la première femme artiste qui reçoive cette haute distinction. J'ai voulu que le dernier acte de ma régence fût consacré à montrer qu'à mes yeux le génie n'a pas de sexe."
dimanche 24 mai 2015
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Raymond Depardon (b.1942), maître du photojournalisme, de la photographie et du cinéma documentaire, créateur de Gamma en 1966 et membre de Magnum depuis 1979.
Le photographe de guerre réalise qu'il connait mieux le Vietnam, le Tchad, le Liban, l'Afghanistan, que les territoires ruraux de son propre pays.
Alors pendant quatre ans, inspiré dans son projet par deux figures majeures de la photographie documentaire - les américains Paul Strand et Walker Evans -, il va sillonner la France en camping-car, à la recherche du génie du lieu.
Rien de pittoresque au sens touristique du terme, rien de spectaculaire ni de délibérément séduisant...
Ce qu'il photographie, c'est la France des sous-préfectures, les façades modestes des petits commerces, les trottoirs déserts, des moments simples mais révélateurs de la condition humaine.
"J'ai eu envie de revenir au silence de la photographie".
Des lieux vides, où la présence humaine le plus souvent invisible est perçue en creux...
"Les gens ont peur du vide. Alors que ce n'est pas du tout ennuyeux de voir une photo vide. Je trouve que c'est une façon très forte de voir l'être humain."
Cette présence invisible et ces espaces du quotidien vécu, il les photographie avec minutie ...
Pas à la sauvette, pas au Leica facile à dégainer, mais avec la contrainte d'une prise de vue unique à la chambre 20x25 sur trépied, en travaillant soigneusement les cadrages et les couleurs. La France de Raymond Depardon est le titre d'une publication au Seuil en 2010 dans la collection Beaux-livres. C'en est un.
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