In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 16 décembre 2012

I. Morath - Bédouins, sud de Bagdad (1955)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photojournaliste américaine Ingeborg Morath (1923-2002).
Née à Graz, elle étudie les langues et l’histoire de l’art à Berlin avant de travailler comme traductrice et journaliste, puis de se former à la photographie aux côtés d’Ernst Haas (voir oct.2011).
I.M. - Tinkers, Ireland (1954)

Elle parcourt ensuite le monde, du Proche-Orient à l’Amérique latine, et photographie les visages, les gestes, les lieux, en mêlant regard documentaire et attention poétique.
Mariée au dramaturge Arthur Miller, elle réalise également de nombreux portraits de ses proches, parmi lesquels Marilyn Monroe.
En 1953, Morath devient la première femme admise au sein de la prestigieuse agence Magnum, où elle débute comme assistante d'Henri Cartier-Bresson avant d'en devenir membre à part entière en 1955.
La photographie est un étrange phénomène; vous faites confiance à votre oeil et ne pouvez pas vous empêcher de mettre votre âme à nu. C'est essentiellement une affaire personnelle, une recherche de la vérité intérieure. Avec la photographie j'ai compris que je pouvais donner corps à une pensée.
ES1

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dimanche 9 décembre 2012

J. Grimshaw - Evening shadows (1881)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'anglais John Atkinson Grimshaw (1836-1893), l’un des grands maîtres des atmosphères crépusculaires et des paysages urbains nocturnes de l’Angleterre victorienne.
Autodidacte, d'abord proche de l'esthétique préraphaélite, il commence dans les années 1860 par peindre des natures mortes avant de se tourner vers les paysages.
Il est ensuite sensible au travail du peintre français James Tissot, très apprécié dans la haute société victorienne, et qui fera probablement lui aussi l’objet d’une prochaine publication.
J.G. - Westminster Bridge (1880)

Si Grimshaw peint des paysages portuaires, des rues de Leeds, Liverpool ou Londres, ce n’est pas pour en documenter la réalité, mais pour en extraire une poésie diffuse ;  à mi-chemin entre réalisme et romantisme, il s’attache aux lumières artificielles, aux halos du gaz, aux brumes épaisses, pour construire un monde silencieux et presque irréel.
Il reste pour beaucoup le peintre des nuits claires, celui qui a fait dire à l'américain James Abbott Whistler : I considered myself the inventor of nocturnes, until I saw Grimmy's moonlit pictures.
AV1
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dimanche 2 décembre 2012

Adger Cowans - Untitled
Le vide-grenier du dimanche. Douceur rêveuse de la neige qui tombe - le silence de la ville, l'avez-vous connu si profond ?, écrit Carson McCullers dans "La ballade du café triste" (1951).
Voici deux clichés du peintre et photographe américain Adger Cowans (b.1936), l’une des figures importantes du groupe Kamoinge, collectif majeur de la photographie afro-américaine.
Formé à l’Ohio University, puis à la School of Motion Picture Arts, il commence sa carrière comme photographe de plateau pour la marine américaine, avant de s’installer à New York où il se tourne vers le photojournalisme.
A.C. - Footsteps (1960)

Proche de Gordon Parks, dont il partage la sensibilité humaniste, et nourri par l’influence des grands noms de la photographie moderne, Cowans développe une œuvre à la fois politique et poétique, qui mêle regard documentaire et recherche esthétique.
Pour moi, la responsabilité de l'artiste est de garder le temple (le corps et l'esprit) clair, propre et ouvert, en étant conscient et en surveillant ce qui y entre mentalement et physiquement. Quand il est ainsi réglé, les pulsions créatives peuvent être pleinement reçues et réfléchies au plus haut degré; là où la ligne, la forme, et la couleur définissent un espace que le spectateur peut sentir avec le coeur, explorer avec les yeux, et contempler avec l'esprit.

BH1

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...