In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 20 octobre 2012

G. Doré - Le Paradis Perdu (1866)
Une image et des mots. Une illustration de Gustave Doré pour le Paradis perdu de Milton (1866), avec Satan qui le contemple, et quelques lignes d'Emil Cioran, extraites de son Précis de décomposition (1949).

Quand la conscience parviendra à surplomber tous nos secrets, quand de notre malheur sera évacué le dernier vestige de mystère, aurons-nous encore un reste de fièvre et d'exaltation pour contempler la ruine de l'existence et de la poésie ?

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dimanche 14 octobre 2012

Ernest Pignon-Ernest - Rimbaud (1978)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'un des précurseurs de l'art urbain. Ernest Pignon-Ernest était avant-hier au Courtauld Institute à l'occasion d'une manifestation très justement intitulée : "Before Banksy : Ernest Pignon-Ernest".
Alors voilà, avant Banksy il y a Ernest Pignon-Ernest (b.1942), dont la démarche associe dessin, mémoire et engagement politique. Formé à l’École des beaux-arts de Nice, il commence dès les années 1960 à intervenir directement dans l’espace public, en dessinant ou sérigraphiant des figures grandeur nature qu’il colle sur les murs. 

E. P-E - Les expulsés (1977-1979)
Plutôt que de réserver son travail aux lieux d’exposition, il choisit d’investir les rues, en faisant dialoguer ses images avec les lieux, les événements ou les blessures de l’Histoire.
« Mes oeuvres, ce ne sont pas mes dessins, c'est ce que provoquent mes dessins dans les lieux dans lesquels je travaille. Et dans cette réalité là, je viens glisser un élément de fiction. Cet élément de fiction c'est mon dessin. »

RG1
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dimanche 7 octobre 2012

S.S. -  East Harlem dinner

La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américain Steve Schapiro (b. 1934), qui a photographié certains des moments les plus marquants et les plus tendus de l'histoire américaine.
Élevé à Brooklyn, il découvre très tôt la photographie, fasciné par Henri Cartier-Bresson, avant de se former auprès de
W. Eugene Smith, dont le regard humain le marquera durablement.
Convaincu que « tout art est un point de vue », Schapiro voit dans la photographie une manière d’agir sur le regard porté au monde. Il donne parfois une forme de beauté à la dure réalité – la beauté pouvant devenir un outil de compassion – pour rendre visible ce qui, autrement, resterait dans l’ombre.

S.S. - The worst (1965)
À partir de 1961, il travaille pour Life, Look, Time, Newsweek ou Rolling Stone. Il photographie Harlem, les travailleurs migrants de l’Arkansas, les hippies de Haight-Ashbury, les mouvements pour les droits civiques, les marches de Selma et de Washington, où il saisit Martin Luther King au plus près.
Dans les années 1970, alors que le photo-essai décline dans la presse américaine, il se tourne vers le cinéma et devient photographe de plateau sur des films devenus cultes comme The Godfather, Taxi Driver ou Midnight Cowboy.
Il photographie aussi David Bowie, Andy Warhol, Barbra Streisand ou Muhammad Ali.
Admirateur de Cartier-Bresson, Schapiro travaille dans la discrétion... « Attendre, invisible, comme une mouche sur un mur, le moment d'émotion qui fait le bon cliché [....] l'image iconique qui révèle de façon honnête la personne et la situation ». Ce regard "fly‑on‑the‑wall", discret et attentif, donne à ses images une présence très particulière.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...